12 octobre 2011
Ils étaient mandatés par l’Organisation internationale de la Francophonie, le Commonwealth, la Société civile africaine et beaucoup d’autres organismes.
Près de 6000 observateurs ont été accrédités par le ministère de L’Administration territoriale et de la Décentralisation pour suivre le déroulement des opérations à travers le pays. Les premiers rapports qu’ils font, même s’ils reconnaissent quelques manquements liés notamment à l’absence du matériel électoral ou des représentants de nombreux candidats, délivrent un sauf-conduit à Elecam, pour la conduite du processus en général. Le premier à s’exprimer dans ce sens est l’ancien président burundais Pierre Buyoya, qui conduisait l’équipe déployée par la Francophonie. « D’une façon générale, le scrutin s’est passé dans le calme selon les échos de nos observateurs déployés dans six régions. Nous attendons les autres pour un bilan plus approfondi. Organiser des élections est un processus long et difficile, donc il y aura toujours des améliorations à apporter en ce qui concerne la confection des listes électorales, l’amélioration du travail effectué par les démembrements d’Elecam, etc. Mais Elecam a l’avantage d’exister. Sa mise sur pied est une réforme importante. Il faut toujours chercher à faire mieux, à perfectionner le système. Et c’est ça la contribution que peut apporter la Francophonie, forte de son expérience en matière d’organisation des élections dans tous les pays de l’espace francophone ». Fred Mitchell, le chef de l’équipe d’observateurs du Commonwealth, s’est également exprimé. Il affirme : « Les élections ont été pacifiques, il n’y a eu aucun signe de coercition militaire ou d’interférence nulle part ».Le satisfecit, on le retrouve également dans le discours que tient Victor Manuel Neto Correia, chef de la mission internationale d’observation électorale de la CEEAC, un regroupement de 13 Ong internationales venant du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Niger, de la Guinée-Conakry, du Sénégal, du Tchad, du Congo-Brazzaville et de la République démocratique du Congo. « Nous sommes sur une note positive », affirme le président de la commission électorale de la république démocratique de Sao Tome et Principe, qui poursuit : « Notre mission s’est bien déroulée sur le terrain, car notre travail n’a pas été entravé. Nous avons ainsi pu constater que le taux d’abstention était considérable mais l’organisation du scrutin était bien préparé, les électeurs étaient dirigés dans les bureaux de vote, globalement tout s’est bien passé ».La CIEEA dit également avoir constaté un « Nombre non négligeable de bulletins nuls ». Mais, elle estime que « Ces quelques insuffisances mineures (...) ne sont pas de nature à remettre en cause la bonne organisation de ce scrutin par Elections Cameroon ». Selon elle, « L‘élection du 9 octobre 2011 en République du Cameroun s’est déroulée dans un climat d’apaisement, de transparence et de liberté, remplissant ainsi les critères internationaux en matière d’organisation des élections ». Et de conclure : « Ce scrutin a largement démontré que la République du Cameroun est résolument engagée de manière irréversible dans le processus de la démocratisation, ce qui est de nature à contribuer à la consolidation de la bonne gouvernance dans ce pays ».Pour finir, la mission électorale a invité toute la classe politique et le peuple camerounais à accepter les résultats des urnes, à respecter le choix exprimé librement par les Camerounais puis, en cas de contestation, à faire recours à l’institution légale chargée du contentieux électoral.
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