« Rassemblement Démocratique 
du Peuple Camerounais »

18/01/2018 - 10:17
GRANDES REALISATIONS: LES JEUNES EN PREMIERE LIGNE - le défi de l’encadrement : chômage des jeunes
le défi de l’encadrement
le défi de l’encadrement - chômage des jeunes
Benjamin LIPAWING

Les pouvoirs publics ont mis sur pied de nombreuses structures pour lutter contre des jeunes. Les résultats sont encourageants.

Les statistiques concernant le chômage et le sous-emploi des jeunes dans notre pays donnent les sueurs froides. Le taux de chômage se situe autour de 13% au plan national avec des pointes de 22% à Douala et 30% à Yaoundé. Celui du sous –emploi est estimé à 76% dont 68% en milieu rural. L’Etat, qui mise sur les jeunes, a fait du chômage et du sous-emploi de ces derniers des préoccupations de premier ordre.

C’est dans ce sens que pour combattre le chômage en milieu jeune, le gouvernement a, depuis de nombreuses années, mis sur pied des projets d’envergure. On peut citer : le Programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer-U), le Projet d’insertion socio-économique des jeunes par la création de micro entreprises de fabrication du matériel sportif (Pifmas), le Projet intégré d’appui aux acteurs du secteur informel (Piaasi) et le Programme d’appui à l’insertion des jeunes en agriculture (Paija). Tous ces différents programmes ont certes un domaine d’intervention bien précis mais leur rôle fondamental est d’assurer l’insertion harmonieuse des jeunes de toutes les couches sociales dans le tissu socio-économique et pourquoi pas professionnel, question de dire adieu au chômage en s’installant à leur propre compte.
Lancé en novembre 2007, le Pajer-U, projet d’accompagnement des jeunes en emploi et en auto-emploi, a pour objectif général de promouvoir l’insertion socio-économique des jeunes non scolarisés et déscolarisés (diplômés ou non), âgés de 15 à 30 ans, par le biais d’une mobilisation sociale et d’un encadrement technique et financier en vue d’en faire le véritable moteur du développement du pays. Près de quatre ans après son démarrage, les résultats obtenus sont très flatteurs. 9228 jeunes des dix régions ont été mobilisés dans 17 filières. Parmi tous ces jeunes qui ont suivi la phase de prise en main ainsi que le processus de préparation de leurs projets productifs, 3319 projets individuels ou collectifs ont été effectivement financés et installés sur l’ensemble du territoire national, soit 2977 en micro-activités et 192 en juniors entreprises. 315 jeunes ont pu effectivement être accompagnés en emploi salarié. Pour le financement direct de ces jeunes, le gouvernement a mobilisé 3.482.961.325 f cfa. Le Programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine a, en outre, construit cinq centres multifonctionnels de promotion des jeunes à Maroua, Bamenda, Yaoundé, Douala et Bertoua,  élaboré un manuel de procédure d’accès au financement et mobilisé des ressources pour un fonds national des jeunes (Fonij).
  Tout comme le Pajer-U, le Projet d’insertion socio-économique des jeunes par la création de micro entreprises de fabrication du matériel sportif (Pifmas) a démarré en 2007. La structure, implantée dans les régions de l’Adamaoua, de l’Extrême-Nord, du Nord et du Nord-Ouest, a pour objectif général d’assurer la réinsertion socio-économique des jeunes des villes et des bidonvilles du Cameroun par la fabrication et la vente du matériel sportif. Le Pifmas a pour population cible les jeunes âgés de 18 à 35 ans. Les résultats obtenus jusqu’ici indiquent à suffisance que le Pifmas est une initiative porteuse. Le Projet a mobilisé 421 jeunes, 352 d’entre eux ont été formés à la production et à la commercialisation du matériel sportif et installés dans cette filière. 51 coopératives de producteurs du matériel sportif. Grâce au Pifmas, on trouve des ballons et des filets de football, de handball et de volley-ball « made in Cameroun » sur le marché national.
A ces deux programmes logés au ministère de la Jeunesse et de l’Education civique, il faut ajouter le Fonds National de l’Emploi (FNE) et le Projet d’insertion d’appui aux acteurs du secteur informel (Piaasi) pilotés par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Les deux structures ont pour mission principale la lutte contre le chômage des jeunes ou la réinsertion des travailleurs licenciés du secteur public et privé. Elles présentent des statistiques encourageantes. Depuis sa création en 2005, le Piaasi a créé des milliers d’emplois directs et indirects et financés plusieurs micro-projets. Idem pour le FNE, la plus vieille structure de lutte contre le chômage au Cameroun. Si l’on ne s’en tient aux chiffres de 2011, elle a créé près de 38.000 emplois.
Le Programme d’appui à l’insertion des jeunes en agriculture (Paija), l’un des programmes du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, n’est pas en reste. Avec pour objectif de contribuer au rajeunissement et à la modernisation des exploitations agricoles, ainsi qu’à la réduction du chômage des jeunes, le Paija vise l’appui et l’installation de 15.000 jeunes agriculteurs à l’horizon 2015.
C’est donc clair que le chômage des jeunes préoccupe l’Etat au plus haut point. Celui-ci ne saurait rester indifférent dans la mesure c’est sur la jeunesse que repose l’avenir du pays.

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