« Rassemblement Démocratique 
du Peuple Camerounais »

15/06/2018 - 02:45
Marafa Hamidou Yaya
Marafa Hamidou Yaya
Une élection calme et transparente

11 octobre 2011

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a donné un point de presse le 9 octobre 2011 au soir pour exprimer sa satisfaction quant au bon déroulement de ce scrutin au Cameroun.

Je voudrais d’emblée, vous souhaiter en vos qualités et rangs respectifs, une chaleureuse bienvenue dans cette salle de conférence rénovée du ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation.Permettez-moi également, mesdames et messieurs, de vous adresser mes vifs remerciements pour votre présence à ce point  de presse. Votre forte mobilisation constitue, sans aucun doute, un témoignage éloquent de l’intérêt et de l’attention que vous portez sur l’élection présidentielle du 09 octobre 2011, objet principal de l’actualité de l’heure dans notre pays.

En effet, comme nous le savons déjà tous, suite au décret N°2011/277 du 30 août 2011 portant convocation du corps électoral en vue de l’élection du président de la République, notre pays a vécu ce jour, une échéance politique majeure. Dans l’ensemble, les opérations de vote ont commencé à huit heures précises pour s’achever à dix-huit heures précises sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, dans quelques cas isolés, des retards ont été observés par rapport aux heures d’ouverture et de clôture du scrutin. Ces légers dysfonctionnements sont naturellement dénués de toute arrière-pensée.Les informations en notre possession permettent d’affirmer en ce moment, que l’élection présidentielle du 09 octobre 2011 s’est déroulée dans le calme, l’ordre et la transparence. Ce bon déroulement du scrutin résulte de la stricte application, par Elections Cameroon d’une part et, par les administrations de l’Etat d’autre part,  des prescriptions législatives et réglementaires garantissant une organisation des élections répondant aux exigences de fiabilité, de crédibilité, de transparence et de liberté. Toutes les dispositions utiles ont été prises pour que le verdict sorti des urnes soit le reflet du libre choix  des votants. Au stade actuel du processus électoral et tel que vous l’avez constaté par vous-mêmes sur le terrain, nous pouvons préciser ce qui suit :- L’ordre et la sécurité règnent sur toute l’étendue du pays.- Vingt-trois (23) candidats se sont effectivement  soumis au verdict du suffrage universel, secret et direct. Ils l’ont fait, après avoir librement battu campagne en toute sécurité sur toute l’étendue du territoire national.- Elections Cameroon (ELECAM), organisme indépendant chargé de la gestion, de la supervision et de l’organisation de l’ensemble du processus électoral, a  effectivement joué son rôle pour la première fois dans l’histoire politique de notre pays.- Les différentes Administrations de l’Etat intéressées, je pense notamment, outre le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, au Ministère de la Défense, au Ministère des Relations Extérieures, au Ministère des Finances, au Ministère de la Communication, à la Délégation générale à la Sûreté nationale, à l’ensemble des organismes parapublics comme la Crtv, la Sopecam et l’Imprimerie nationale, toutes les administrations publiques ont efficacement accompagné ELECAM pour cette grande première. C’est le lieu pour moi de saluer ici, la mémoire de deux nos gendarmes tués ce jour par des individus armés non encore identifiés,  dans l’Arrondissement d’Isangele. Ces vaillants éléments de nos forces de l’ordre étaient en mission commandée de sécurisation du processus électoral. Toutes les dispositions sont prises pour rechercher et appréhender les assassins.- Vingt-quatre mille cinq cent quatre-vingt-onze (24 591) bureaux de vote ont été ouverts sur l’ensemble du territoire national. Soixante-dix-neuf (79) bureaux de vote ont permis de couvrir les missions diplomatiques et consulaires de notre pays à l’étranger.- Le nombre d’électeurs enregistrés par ELECAM  au 30 août 2011, date de la convocation du corps électoral, s’élève  à sept millions, cinq cent cinquante mille, sept cent  (7 550 700), dont vingt-cinq mille, cinq cent soixante-douze (25 572) représentant les compatriotes établis ou résidant à l’étranger. - S’agissant des observateurs électoraux, huit mille, trois cent cinquante (8350) ont été accrédités, soit soixante-dix-sept (77) pour le compte des missions diplomatiques accréditées au Cameroun, quatre cent cinquante un (451) représentants des organisations internationales et autres associations étrangères et, sept mille, huit cent vingt-deux (7822)  observateurs nationaux. - S’agissant, enfin du financement public de la campagne électorale, j’ai signé, en date du 23 septembre 2011, conjointement avec le Ministre des Finances, un arrêté portant répartition des fonds y afférents. Ces fonds sont d’un montant global de six cent quatre-vingt-dix millions (690 000 000) de francs, comprenant deux (2) tranches d’égal montant, servies aux candidats respectivement avant et après le scrutin. Tous les candidats ont bénéficié de ce financement sur une base égalitaire, soit quinze millions (15 000 000) de francs avant et quinze millions de francs (15 000 000) après la proclamation des résultats. Ces fonds issus d’une subvention publique ne sauraient  être la seule source de financement de la campagne des candidats. Ils restent et demeurent un appoint, une contribution de l’Etat aux efforts propres de mobilisation des moyens financiers par les candidats dont certains bénéficient tout au long de l’année d’un financement spécifique destiné au fonctionnement régulier de leurs partis politiques. J’ajoute au surplus que l’Etat a pris en charge le coût du papier, l’impression des bulletins de campagne et des bulletins de vote des candidats, ainsi que les frais des autres charges liées à l’organisation matérielle et logistique de l’élection.
Mesdames et Messieurs les JournalistesPermettez-moi de rappeler,  à toutes fins utiles, qu’aux termes des dispositions pertinentes de l’article 40 (nouveau) alinéa (2) de la loi n°2006/011 du 29 décembre 2006 portant création, organisation et fonctionnement d’« Elections Cameroon » (ELECAM), je cite : « Le Ministère chargé de l’administration territoriale assure la liaison permanente entre le gouvernement et Elections Cameroon ».Bien plus, et au regard des attributions confiées à mon administration par le décret portant organisation du Gouvernement, notamment en matières de gestion des libertés publiques, des partis politiques et associations, et de maintien de l’ordre public, le chef de ce département ministériel est : « l’Agent du Gouvernement  pour l’élection présidentielle », suivant les termes retenus par l’article 48 alinéa (2) de la Constitution.C’est donc en cette qualité que j’ai tenu à faire, après le vote, la présente déclaration à l’effet de situer l’opinion publique nationale et internationale sur la position officielle des pouvoirs publics sur ce sujet d’importance capitale pour l’avenir de notre pays. Il s’agit d’une exigence républicaine à verser dans la symbiose entre d’une part les aspirations profondes des citoyens camerounais à plus de liberté et, d’autre part, l’engagement et la détermination constants du Président de la République, Son Excellence monsieur Paul Biya, à consolider notre modèle de démocratie.Selon les exigences légales, le dépouillement du  scrutin a immédiatement démarré après la fermeture des bureaux de vote et le résultat acquis dans chaque bureau de vote est rendu public par chaque commission locale de vote. Enfin, la proclamation officielle des résultats devrait dans les quinze (15) prochains jours, par la Cour Suprême siégeant comme Conseil constitutionnel.C’est le lieu pour moi de  féliciter ici, au nom des pouvoirs publics, l’ensemble des électeurs pour leur mobilisation en vue de l’expression des suffrages, les partis politiques pour leur acceptation du libre jeu démocratique, les personnels des diverses administrations publiques pour leur implication républicaine dans l’organisation de cet important rendez-vous politique, les forces de maintien de l’ordre pour la préservation de la tranquillité publique, nos partenaires extérieurs pour leurs apports et appuis divers dans la bonne tenue des élections,  les médias et les observateurs pour leur vigilance tout au long du processus électoral.Au final, notre pays vient de démontrer une fois encore à la face du monde, et avec beaucoup d’éclat, l’enracinement de son modèle démocratique. Nul doute que  tous, nous attendrons sereinement les résultats définitifs, dans le respect des procédures prévues par la loi et des compétences dévolues au Conseil Constitutionnel, seul habilité à proclamer les résultats officiels de l’élection présidentielle.Je vous remercie de votre aimable attention, tout en vous donnant rendez-vous à tout moment pour des informations complémentaires. »


Articles similaires

10 avril 2013

Electeurs et électrices, membres du corps électoral des Sénatoriales, 
Le 14 avril, vous êtes appelés à aller aux urnes pour l’élection des premiers Sénateurs de l’histoire du Cameroun.L’enjeu de ce scrutin au suffrage universel indirect est immense.

14 août 2012

L’ambassadeur sortant de la République populaire de Chine au Cameroun n’a pas seulement été un témoin oculaire de la richesse naturelle du Cameroun. Il était également au cœur de la nouvelle dynamique des relations d’amitié et de coopération entre son pays et le Cameroun. L’Action rend hommage à son action.

06 juin 2012

Le maire de Garoua-Boulaï évoque les rapports entre les refugiés centrafricains et ses administrés, ainsi que les difficultés que ceux-ci rencontrent du fait de la proximité de la frontière.

06 juin 2012

Ville dont la « camerounité » ne souffre d’aucune contestation, Garoua Boulaï souffre pourtant d’un mauvais voisinage des centrafricains que des autorités camerounaises locales soupçonnent de nourrir des velléités expansionnistes. D’où une tension assez récurrente  à la frontière.

06 juin 2012

Cette localité située  dans le Lom et Djérem est le principal pont, par route, entre le nord et le Sud du pays. C’est aussi une  étape quasi obligatoire  pour tous ceux qui viennent du Tchad, de RCA ou qui s’y rendent, en provenance de la côte.