« Rassemblement Démocratique 
du Peuple Camerounais »

17/07/2019 - 19:28
Un nouveau schéma pour le Sénat
Un nouveau schéma pour le Sénat

13 juin 2013

Le fait et la date seront désormais inscrits en lettres d’or sur les tablettes de l’Histoire : Marcel Niat Njifenji, 79 ans,

ancien Directeur Général de la Sonel, ancien Vice-Premier ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Energie, ancien député du Ndé à l’Assemblée nationale, ancien Maire de la Commune rurale de Bangangté a été élu, par 86 voix contre 14, tout premier président du Sénat du Cameroun le mercredi 12 juin 2013. Le Cameroun a donc son Sénat. Le Sénat du Cameroun a son tout premier bureau composé de 17 membres. Et ce tout premier bureau sera présidé par Marcel Niat Njifenji, sénateur de la Région de l’Ouest qui devient de ce fait la 2è personnalité de la République du Cameroun !
Déjouant tous les pronostics, le destin et la providence, aidés en cela par les instances dirigeantes du RDPC et la volonté du Président Paul Biya, ont concouru au choix de Marcel Niat Njifenji. Une fois de plus, Paul Biya, l’as du contre-pied, le spécialiste de l’inattendu, l’expert en zigzag a pris tout le monde de court et cette fois-ci, la « surprise du chef » n’est pas seulement de taille : elle est monumentale et colossale.
A travers le choix de Marcel Niat Njifenji, Paul Biya met plus que du baume au cœur des populations de la Région de l’Ouest qui avaient mal vécu la disqualification de la liste du RDPC dans cette Région. Plus qu’un réconfort, un quelconque pansement ou une réparation, Paul Biya reste fidèle à lui-même, c’est-à-dire un homme de conviction qui tient toujours ses promesses malgré le temps et les années qui passent. Qui se souvient encore de la petite phrase de Paul Biya prononcée en 1992 en pleine campagne électorale à Bafoussam : « le Cameroun se fera avec l’Ouest ou ne se fera pas » ? Vingt ans plus tard, beaucoup ont certainement oublié ces paroles prémonitoires et prophétiques qu’ils ont dû ranger parmi les boutades, les maximes et les formules habituelles de Paul Biya.
Vingt ans plus tard, tous les Camerounais s’aperçoivent, à la faveur de la mise en place du tout premier Bureau du tout premier Sénat du Cameroun qu’il ne s’agissait pas seulement d’un simple bon mot de la part de Paul Biya, mais d’une vision, d’une conviction devenues aujourd’hui une réalité. Cette vision et cette conviction exprimées en 1992 transforment, chamboulent et bouleversent en profondeur le paysage institutionnel et les équilibres traditionnels de la scène politique camerounaise. Marcel Niat Njifenji au perchoir du Sénat, l’Ouest est plus que consolée, elle doit s’estimer comblée, en se disant : à quelque chose « malheur » est bon !
Au-delà de cette région qui a le privilège historique de voir l’un de ses élus présider aux destinées d’un Sénat à peine sorti des fonts baptismaux, la composition du bureau recèle d’autres surprises et reflète la volonté affichée pour un subtil équilibre autant qu’un savant dosage qui constituent le style de gouvernance de Paul Biya. Cela est remarquable au sein du groupe parlementaire du RDPC au Sénat qui échoit à Peter Mafany Musonge. C’est encore plus remarquable au sein du bureau où sur les 17 membres, on compte cinq femmes, soit 29%, et des personnalités aux profils variés.
En attendant les prochaines échéances électorales et comme nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes il y a quelques semaines, de petites causes peuvent produire de grands effets : l’avènement du Sénat au Cameroun, que certains voulaient classer au rang des gadgets institutionnels ou d’une simple « anecdote démocratique », provoque un véritable séisme, suivi d’une « tectonique des plaques » sans précédent. Le nouveau Sénat annonce des schémas nouveaux qui sortent des sentiers battus. Maintenant que le tout premier bureau de la chambre Haute du Parlement Camerounais est constitué, le train du Sénat peut s’ébranler vers les grandes réalisations en vue de l’Emergence du Cameroun.

CMZ

Christophe MIEN ZOK

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