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La finale aller qui se dispute en nocturne dimanche prochain au stade militaire du Caire, risque de poser quelques soucis aux joueurs camerounais.
Si pour les locaux ils évolueront comme sur du velours, habitués qu’ils sont à jouer en nocturne, il sera par contre assez difficile pour les poulains d’Alain Serge Ouombléon de trouver leurs marques. A condition de se surpasser comme ils ont désormais l’habitude de le faire. « Nous en avons conscience, de tous ces aléas qui se posent à nous qu’il s’agisse de la visibilité ou de la température.
Mais nous essayerons de ne pas nous offrir en victime résignée au
Egyptiens. Nous savons d’avance qu’ils ne vont pas nous laisser de
temps de répit, mais nous saurons résister et pourquoi pas créer la
surprise », confie Amadou Ngomna, le capitaine de l’équipe. Lequel
ajoute, « il faut reconnaître que nous avons l’habitude de jouer en
après midi et quelques fois, la nuit nous surprend. On ne peut pas dire
que nous sommes habitués à jouer de nuit ou sous un froid ardent ».
Il sera 17h à Yaoundé, 20h dans la capitale égyptienne, lorsque les
vingt-deux acteurs entreront sur l’aire de jeu pour le coup d’envoi de
cette finale aller inédite pour les cotonniers. A ce moment là de la
nuit, la température dans cette partie du continent est voisine de
celle de l’Europe qui entre progressivement dans l’hiver. On ne sera
pas alors très loin des 20° que les joueurs de Coton Sport de Garoua ne
connaissent pas beaucoup. Dans le septentrion, la plus basse
température ne descend guère à moins de 30°. « Et c’est à ce niveau
que le gros du handicap des Camerounais risque effectivement se
retrouver. Pour les joueurs comme ceux de Coton, qui évoluent
généralement sous la chaleur, il sera difficile qu’ils s’adaptent.
Surtout que la température de Yaoundé où ils s’entraînent actuellement
n’a rien à voir avec celle de l’Afrique du Nord », affirme Marius Omog,
l’entraîneur des Lions des moins de 17 ans. Selon lui, il aurait été
souhaitable que le club essaye de s’adapter au lendemain de la
qualification pour mieux s’acclimater. Il estime d’ailleurs que « même
s’ils vont faire trois jours au Caire, ce sera davantage plus
difficile. Et à mon sens, il faudra qu’ils encaissent le moins de buts
possible pour tenter de renverser la situation au match retour, en
décidant de faire jouer les Egyptiens à midi pourquoi pas ».
Pour Martin Ndtoungou Mpilé, « on adapte le corps aux conditions des
matches. C’est vrai que ce n’est pas suffisant, mais c’est déjà quelque
chose de commencer à s’adapter. Ils vont arriver là-bas dès ce jour, et
les trois jours qu’ils vont passer, ils devront s’entraîner aux heures
des matches et ça va les aider. Même s’il est vrai qu’en tant que
sportifs, en trois, quatre, cinq séances d’entraînement dans ces
conditions, ils peuvent retrouver leurs repères ».
L’entraîneur des Lions Espoirs pense d’ailleurs que les techniciens de
la Fécafoot devraient songer à faire jouer les rencontres des
différents championnats en nocturne, à présent que les clubs
camerounais recommencent à se frotter aux Maghrébins.
Pour ce second souci, heureusement, la stratégie mise en place depuis
la finale remportée dimanche face à l’oiseau de la Menoua, pourra
apporter quelques éléments pour palier à cette insuffisance. En
permettant aux cotonniers de s’entraîner pratiquement de nuit au stade
omnisport de Yaoundé, comme c’est le cas depuis avant-hier et jusqu’à
ce jour, les responsables de la Fécafoot et du ministère des sports
mettent ainsi toutes les chances du côté du représentant camerounais
pour une prestation honorable. Tout comme le million de franc promis à
chaque joueur en cas de qualification pour la finale et à eux remis
au cours de l’audience que le patron des Sports et de l’Education
physique leur a accordée hier après midi. Un geste supplémentaire qui
selon les propos des joueurs va booster leur moral pour affronter en
adversaire sérieux les Egyptiens. Coton sport de Garoua s’envole en fin
de ce jour pour la capitale égyptienne.
William MONAYONG |