Des Grassfields aux Bantous en passant par les Soudanais, Sawa et Baka, le train de la culture transporte les Camerounais vers le bien commun et l’égalité.
Avec plus de deux cents ethnies, le Cameroun est un pays qui s’illustre bien dans l’art, la tradition, la musique et bien d’autres toiles. Cette diversité, bien plus linguistique qui renforce l’identité des compatriotes du chef de l’Etat Paul Biya, contribue à la paix et au vivre ensemble, gage d’une stabilité politique, économique et sociale. Le préambule de la constitution camerounaise du 18 janvier 1996, modifiée le 14 avril 2008, le souligne clairement : « Le peuple camerounais fier de sa diversité culturelle et linguistique, élément de sa personnalité nationale qu’elle contribue à enrichir, mais profondément conscient de la nécessité impérieuse de parfaire son unité, proclame solennellement qu’il constitue une seule et même Nation engagée dans le même destin et affirme sa volonté inébranlable de construire la patrie camerounaise sur la base de l’idéal de fraternité, de justice et de progrès ».
En fait, la culture est un atout essentiel, une ressource intarissable qui est pleinement utilisée au profit de l’inclusion sociale et de la gestion de la diversité. C’est aussi un moyen idéal de communion sur le plan traditionnel, notamment lorsqu’il s’agit des fêtes coutumières du Nguon chez les Bamoun à l’Ouest, du Ngondo chez les Sawa, du Mpo’o dans la Sanaga maritime et même de la dot. Ces différentes cérémonies ont toutes un dénominateur commun, les retrouvailles, qui brisent les frontières ethnique, linguistique ou géographique pour la sauvegarde du patrimoine culturel. A cela s’ajoutent les formes culturelles artistiques caractéristiques dont la littérature, les arts plastiques, la danse, …qui transcendent les mentalités, stimulent la créativité et l’innovation. Comme autre facteur, les politiques culturelles inclusives, la protection des minorités, des groupes défavorisés de la société. La communication ouverte et l’écoute active sont aussi indispensables pour maintenir une cohésion d’équipe solide. Ces aspects clés renforcent la confiance et l’harmonie entre les peuples.
Malgré les défis sécuritaires qui préoccupent le gouvernement, la culture en tant que domaine d’activité, contribue fortement à la stabilité qui selon Paul Biya, est l’une des conditions préalables pour assurer notre suivie et notre progrès en tan que Nation. Il est donc utile de comprendre que c’est un réel moteur de développement durable. Tous les Camerounais du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est sont maintenant appelés à monter à bord du train de la résilience et de l’équilibre régional pour l’émergence du pays.
Olivia Camille Ayissi