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Communication du RDPC : Le rappel à l’ordre de Jean Nkuété

Face aux dérives verbales et aux initiatives personnelles qui brouillent son image, le secrétaire général du Comité central du Rdpc siffle la fin de la récréation et recadre fermement les communicants indisciplinés.

« On ne peut être plus royaliste que le roi », dit l’adage. Depuis quelques temps, à la faveur des discours de haine, ou faisant l’apologie du tribalisme, ou encore qui « construisent des fractures entre les collaborateurs du Président de la République, ou enfin des propos discourtois envers Paul Biya, et surtout à l’approche d’échéances électorales, certains compatriotes de… bonne foi ( ?), pensent « libérer » leurs esprits et les « mis en cause », en volant au secours du Rdpc, au nom de leur appartenance à cette formation politique. Et ça fuse de partout, sur tous les espaces publics, sur l’ensemble du territoire national. Et même au-delà. Et pas que. Le drame, ils le font allègrement sans au préalable recourir à la position officielle du parti. Sans une recherche documentaire ante. Parfois sans mettre les gants, avec la prétention de connaître tout sur tout. Des « Sabitou ProMax ». Sans la moindre humilité, la simple prudence ou la discipline, sans discernement et avec suffisamment d’irresponsabilité. Tout ce que le secrétaire général du Comité central appelle « des prises de paroles intempestives sur tous les sujets, ainsi que des propos à caractère personnel et contradictoires susceptibles de nuire à l’image du parti ou de nature à accréditer la thèse de la cacophonie et des divergences internes ». Des divergences qui en réalité n’existent nulle part.

En son temps, une ligne de conduite avait été arrêtée et diffusée partout où besoin se faisait sentir, question de recadrer ces militants qui, parfois, se réclament « de la première heure ». Les responsables régionaux, les chefs de délégations permanentes du Comité central du Rdpc notamment, en assuraient la veille. Puis, tel un phœnix, le phénomène ressurgit de la manière la plus belle. Les plateaux de télévision, les studios des radios, et Dieu seul sait que le Cameroun en compte à profusion, à la faveur de la batterie des lois sur la liberté d’expression promulguées par le Président Paul Biya. Les débats se font à longueur de journée, de lundi à dimanche. Les « prime time » n’existent plus, au point qu’il est pratiquement impossible de canaliser ces interventions. Même la Direction des organes de presse, de l’information et de la propagande, ou la cellule des communicants que coordonne le sénateur Pr Laurent Charles Boyomo Assala, ne font plus de poids. Désormais, à tous ceux-là, le patron de l’administration du Rdpc dit, Stop ! Désormais, il y a mieux à faire que d’aller « brailler » dans les médias et autres plateformes d’information.

William Monayong

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