En pleine campagne d’inscription, cette section multiplie les visites pour exhorter les militants enrôlés à retirer ce document, déjà établi pour certains, dans les antennes d’Élections Cameroon de leur circonscription.
Tandis que les échos de la campagne d’inscriptions sur les listes électorales résonnent à travers le pays, à Ndikiniméki, une autre bataille tout aussi décisive s’engage : celle du retrait des cartes d’électeurs. La section Rdpc Mbam-et-Inoubou IV-A, fidèle à son engagement pour la participation citoyenne, ne se limite pas à la sensibilisation autour de l’inscription. Lors d’une récente descente sur le terrain, les membres du bureau de la section, en synergie avec les présidents des sous-sections, comités de base et cellules, ont initié une vaste campagne de proximité, avec pour objectif d’inciter les militantes et militants déjà inscrits à retirer leurs cartes d’électeur. Dans les quartiers et villages de Ndikiniméki, de porte en porte, d’animation en causeries éducatives, le message est martelé avec vigueur. « Avoir une carte, c’est être prêt à décider. Sans elle, tout engagement politique reste inachevé », a rappelé Patrice Bessoubel, président de la section Rdpc Mbam et Inoubou 4-A. L’accent est mis sur la responsabilisation individuelle et l’urgence d’entrer concrètement dans le processus électoral.
L’action est bien plus qu’une formalité administrative. Elle s’inscrit dans une vision stratégique du parti, soucieux de garantir une large participation des siens lors des prochains scrutins. « Il ne suffit pas d’être nombreux à s’inscrire, il faut être prêts à voter. Et pour cela, chaque électeur doit disposer de sa carte », a expliqué Patrice Bessoubel.
Cette dynamique exemplaire de terrain illustre la volonté de cet organe de base du Rdpc de transformer l’enthousiasme militant en force électorale tangible. En impliquant toutes les couches sociales et en insistant sur l’importance du retrait des cartes, la section Mbam-et-Inoubou IV-A donne le ton d’une mobilisation complète et cohérente.
À quelques mois d’échéances électorales cruciales, l’initiative de Ndikiniméki apparaît comme un modèle d’anticipation et de discipline politique. Ici, la carte d’électeur n’est plus un simple document : elle est un instrument de pouvoir citoyen, que chaque militant est appelé à brandir avec fierté et détermination.
Charles Ebode
