C’était au cours du 21ème forum d’échanges entre les deux institutions, tenu à l’hémicycle du Conseil économique et social.
La lutte contre la corruption au Cameroun reste au centre des préoccupations et c’est sous le thème « Le rôle de la Chambre des comptes de la Cour suprême dans la lutte contre la corruption », que ces deux parties ont planché sur la question. Une rencontre qui a donné lieu à un vibrant échange d’idées constructives et qui a particulièrement débouché sur des propositions relatives au vote de lois visant à lutter contre ce fléau. Les sénateurs ont suggéré des mesures strictes pour lutter contre la corruption dans la gestion des finances publiques. En effet, il est clair que ce fléau plombe amèrement les finances dans notre pays et tant que des mesures drastiques ne sont pas appliquées, notre pays fonce vers la ruine.
Quant à la Chambre des comptes de la Cour suprême, conduite par son président, le juge en chef Abdou Yab, elle s’emploie activement à renforcer son rôle dans la lutte contre la corruption, renforcée par les lois promulguées en 2018 qui ont étendu son contrôle financier. Le forum a souligné l’importance de la collaboration entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire, pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques. En travaillant ensemble, les deux institutions ont l’ambition de créer un cadre plus solide pour la responsabilité et la bonne gouvernance au Cameroun.
Avant ces réflexions, la Chambre des comptes de la Cour suprême a procédé à la présentation du rapport et des recommandations du 20eme Forum d’échanges par le maître de la Cour suprême, David Ndongo Etame, et celle de l’avocat général, Felix Onana Etoundi, sur le rôle de la Cour suprême dans la lutte contre la corruption.
Line Tanké Njiké
