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La Société

Import-substitution et sécurité alimentaire : Le gouvernement veut booster la production du lait

Cet objectif a été réaffirmé par le Dr Taïga, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du lait, le 3 juillet 2025.

Faire de la filière laitière un aliment qui contribue  à la sécurité alimentaire, et encore plus à la sûreté alimentaire, grâce à ses apports nutritifs pour la santé des populations humaines et animales, mais également de mettre en valeur son pouvoir économique, social et culturel, telle est la nouvelle orientation que le Minepia veut impulser. Ainsi, au cours de l’édition 2025 de la journée mondiale du lait célébrée au Cameroun le 3 juillet sur le thème « les enjeux et les défis du développement de la filière laitière dans le cadre de la politique de l’import-substitution », le Minepia a rappelé aux producteurs que « le défi majeur est de s’assurer que la filière laitière camerounaise participe progressivement à la satisfaction de la demande en matière 1ère de l’industrie laitière nationale et atteigne un taux de contribution considérable d’au moins 50% de ce besoin, sur une période de 20 ans ».

Dans l’atteinte de cet objectif, le gouvernement prévoit de mettre sur pied un certain nombre d’actions pour améliorer le développement de cette filière. C’est le cas entre autres de la distribution de matériels et équipements de production (trayeuses et vêleuses), de la collecte (bidons à lait) et de la transformation (barattes et écrémeuses) au profit des acteurs de la filière laitière.  C’est également le cas de l’inauguration de la première usine de production de lait Uht à partir du lait local au Cameroun, à Ngaoundéré ; la mise en œuvre de projets d’appui à l’amélioration de la production et à la valorisation du lait local dans le cadre de l’exécution du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (Piisah) ; le démarrage effectif du projet d’aménagement de 15 280 ha de périmètres hydro-agricoles dans la région de l’Adamaoua, en vue d’assurer la disponibilité de fourrages et d’infrastructures d’abreuvement au profit des organisations des producteurs, la construction d’un  Centre national de production de la semence animale à Ngaoundéré et de trois centres relais avec résidence à Jakiri, Lougguéré et Maroua, dans le cadre du Planut phase 2…

Alors que la production dans l’Adamaoua, principal bassin de la filière laitière qui s’élève à 1000 litres par jour selon Bia Mamadou, vice-président de l’interprofession lait, permet d’alimenter les grandes zones de consommation comme Yaoundé et Douala, ces nombreuses mesures augurent de bonne perspectives pour l’économie nationale.

Léon Marie Evina

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