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L'Editorial

Mauvaise cible

On croyait le cirque terminé d’abord à Elecam puis au Conseil constitutionnel. Que non ! Certains candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 ont décidé, à défaut de présenter des programmes crédibles, de fournir aux électeurs et aux Camerounais des sketches d’un goût plutôt douteux. Malgré la publication de la liste définitive des candidats admis à briguer les suffrages, pendant que certains montrent leurs muscles sur le terrain et se laissent griser par les foules mobilisées, quelques farceurs continuent d’inonder le Conseil constitutionnel de requêtes en annulation ou de retrait de telle ou telle candidature. Les motifs sont aussi farfelus que légers. Quand vont-ils enfin se mettre au travail, élaborer leur offre politique et la soumettre au débat ? Sans doute après le scrutin. Défense de rire. Ce vaudeville ne surprend plus personne car depuis des mois, on dirait que le mot d’ordre de certains candidats est de gagner la présidentielle 2025 à tout prix et à tous les prix sur…tapis vert. Ils multiplient par conséquent les procédures et les recours auprès du juge constitutionnel.

L’un des candidats a ainsi cru devoir s’attaquer à la nationalité de la première Dame du Cameroun pour justifier le retrait de la candidature du Président sortant. Mauvaise inspiration ! Mauvaise cible ! Mauvais calcul ! Certes, Chantal Biya est la Présidente d’honneur de l’Ofrdpc ; certes beaucoup fantasment sur elle et lui prêtent à tort un pouvoir qu’elle n’exerce pas ; certes son père est français mais les Camerounais ne le découvrent pas aujourd’hui et ressortir une telle trouvaille maintenant, trente et un ans après son mariage avec Paul Biya, traduit tout simplement un manque criard d’arguments. Dans le combat politique, tous les coups sont sans doute permis ; tous les arguments sont bons quand ils sont efficaces comme dirait Sartre ; mais s’attaquer à Chantal Biya revient pratiquement à…cracher en l’air. Car on peut ne pas aimer Paul Biya mais on voit mal pourquoi on n’aimerait pas Chantal Biya pour l’ensemble de son œuvre sociale, humanitaire et caritative.

C’est certainement ce qui lui vaut ces tirs groupés. Les adversaires de son illustre époux savent bien qu’elle est l’as de cœur de la stratégie présidentielle et il faut user de tous les moyens pour la fragiliser, la déstabiliser et l’affaiblir. La démarche est vouée à l’échec comme toutes les tentatives précédentes. Dans le cœur des Camerounais Chantal Biya occupe une place qui dépasse les clivages politiques. Et la boutade d’un internaute sur Facebook prend ici tout son relief : il demandait aux autres candidats à l’élection présidentielle de présenter aux Camerounais celles qui sont appelées à devenir éventuellement Première Dame au terme du scrutin. Pour des besoins de comparaison.  Et il concluait, sûr de lui : entre Chantal Biya et les autres, il n’y a pas match. Heureusement pour ces candidats, le 12 octobre 2025 on élit non pas la Première Dame camerounaise, quelle que soit sa nationalité, mais le président de la République du Cameroun. Comment oublier cependant que, sous nos cieux comme ailleurs, derrière un Grand Homme se cache une Grande Dame ? Et dans cette catégorie, Chantal Biya n’a pas de rivale et c’est la raison pour laquelle elle cristallise toute cette adversité. 

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