Comme promis lors des rencontres de la campagne électorale, les électeurs et électrices ont répondu massivement présents dans les bureaux de vote, pour élire celui qui va présider à leurs destinées durant les sept prochaines années. Line Tanké Njiké
Le matin du 12 octobre 2025 est plutôt pluvieux et les rues sont encore désertes aux premières heures de la matinée. Pendant ce temps, le dispositif électoral est mis en place, les scrutateurs sont déjà présents dans les bureaux de vote, les bulletins de vote sont bien rangées sur les tables, les urnes sont bien disposées au milieu des bureaux de vote et attendent patiemment les électeurs. En effet, le devoir les appelle. Premier arrêt, le bureau de vote « délégation d’agriculture » A et B. Il est 8 heures et 30 minutes, les électeurs arrivent timidement, alors que certains ont déjà accompli leur devoir civique. C’est le cas de Marie Matene, qui laisse entendre que « D’habitude, je vais aux urnes autour de 16 heures, mais j’ai peur que la pluie devienne plus intense dans l’après-midi et m’empêche d’accomplir mon devoir, alors que j’y tiens »
Bureaux de vote « centre de jeunesse » A et B. L’engouement est déjà remarquable, les électeurs y sont déjà nombreux. Il est environ 10 heures et le ciel est devenu plus clément. Pendant que certains vérifient encore leurs noms et leurs numéros sur les listes, d’autres sont déjà tantôt à l’isoloir, tantôt devant l’urne. De l’extérieur, on peut entendre l’agent Elecam donner des orientations à un électeur apparemment embrouillé. « Ne faites pas de désordre, si vous avez choisi votre bulletin, mettez-le dans l’enveloppe et déposez les autres dans la poubelle ». Des instructions respectées par ce citoyen qui après avoir apposé sa signature et ses empreintes, s’est dit heureux de pouvoir apporter sa contribution à la construction nationale. Il a laissé entendre qu’il sait que sa voix compte.
Quelques heures plus tard, escale au centre de vote « école publique » groupe A et B, l’enthousiasme est perceptible à distance. Chaque électrice ou électeur veut accomplir son devoir civique et ce ne sont pas ces mamans ou papas du troisième âge qui vont déroger à la règle. Canne en main, Marie Nicole Mapwo avance tout doucement, dans sa main gauche, sa carte d’électeur, elle sera immédiatement reçue par l’agent Elecam qui va vérifier ses informations avant de la conduire au bureau de vote. Quelques minutes plus tard, elle repartira heureuse d’avoir accompli son devoir citoyen. Contrairement à elle, Mireille Tene retourne déçue de n’avoir pas pu trouver son nom sur la liste. Elle compte toutefois vérifier dans d’autres bureaux de vote. En effet, elle a jusqu’à 18 heures pour le faire.
