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Cacao: Le Refac2c en Italie

Il y séjourne dans le cadre d’échanges pour le renforcement des capacités techniques et infrastructurelles avec ses partenaires de ce pays pionnier dans la transformation.

Galvanisé par le discours d’investiture du chef de l’ État relatif à la place de la femme camerounaise au cours de ce septennat, le Réseau des Femmes acteurs de la filière cacao du Cameroun (Refac), est déterminé à faire jouer un rôle central dans cette filière porteuse. Maîtrisant déjà assez bien les techniques de production d’un cacao d’excellence, les membres du Refac2c dont Constance Owona est là présidente nationale, veut également exceller dans la transformation du cacao en chocolat et ses produits dérivés.

Arrivée en Italie le 11 novembre 2025, la délégation composée de membres du Refac2c et des cadres du Projet d’appui au développement du cacao (Pad-Cacao) du Minader, aura dans son agenda, des échanges, des partages d’expériences et des visites d’usines, de musées et de manufactures de production des machines rentrant dans la transformation de la fève du cacao au chocolat. Le 11 novembre, c’était au tour du musée du chocolat de Turin de recevoir la délégation, sous l’encadrement de Manuela Macri, Marco Zangrilli et Serena Calderini de Cacao and Friends qu’on ne présente plus. Un voyage unique dans l’histoire du cacao venu d’Amérique latine aux années 1800. Le visiteur a eu la latitude de découvrir la formidable histoire d’ amour entre le cacao et les artisans turinois en particulier et italiens en général. De même que les différents outils leur ayant permis de transformer la fève jusqu’ici en différentes déclinaisons et produits.

Le 12 novembre, la délégation a mis le cap sur l’entreprise de Silvio Bessone toujours dans la région du Piémont, principale productrice et consommatrice du cacao de la 3eme économie d »Europe. Évoluant dans la filière depuis une quarantaine d’années, Silvio Bessone a montré à ses hôtes comment tirer plus avantage du cacao en vendant en plus de la fève, la pulpe, les feuilles et le jus, pouvant respectueusement être transformés en gâteaux, biscuits, pain, sucre, vin, emballages et vinaigre. Tout ceci, avant la visite du laboratoire.La suite du programme sera faite d’autres visites d’usines, de boutiques, de laboratoires et de rencontres avec les artisans chocolatiers et des investisseurs du secteur. Des échanges d’expériences qui permettront aux femmes du Refac2c en particulier et à la filière cacaoyere camerounaise d’être plus compétitive dans l’avenir.

Claude Mpogue, à Turin

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