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Coupe du monde 2026 : Quelles chances pour les sélections africaines ?

Neuf représentants issus du continent s’élanceront à la conquête de la scène footballistique internationale en 2026, porteurs des espoirs d’une région en quête de reconnaissance universelle.

Le rideau s’est levé, sous les dorures du John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington, sur le tirage au sort de la Coupe du monde 2026, le 5 décembre dernier. L’Afrique y fait son entrée avec une armada de neuf nations prêtes à défier les géants du football mondial. Pour la première fois, le continent bénéficie d’un quota élargi, reflet d’un football en pleine ascension, mais aussi d’une pression nouvelle : celle de transformer les promesses en performances.

Le Maroc, demi-finaliste en 2022, revient avec un statut de favori africain. Logé dans un groupe C relevé avec le Brésil, Haïti et l’Écosse, les Lions de l’Atlas devront confirmer qu’ils ne sont pas qu’un feu de paille. Leur expérience, leur discipline tactique et leur profondeur de banc en font un sérieux prétendant aux huitièmes de finale.

Le Sénégal hérite d’un Groupe I piégeux avec la France, la Norvège et un barragiste. Les Lions de la Teranga, emmenés par une génération dorée, ont les armes pour rivaliser, mais devront éviter les erreurs de concentration qui leur ont coûté cher par le passé.

L’Algérie et la Côte d’Ivoire, champion d’Afrique en titre, deux géants blessés, veulent renaître. L’Algérie, dans un Groupe J équilibré avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie, peut rêver d’un exploit si elle retrouve sa fluidité offensive. La Côte d’Ivoire, elle, devra batailler dans un Groupe E dense face à l’Allemagne, l’Équateur et Curaçao.

L’Égypte, la Tunisie, le Ghana, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert complètent le contingent. Si les Pharaons et les Aigles de Carthage misent sur leur rigueur défensive, le Ghana et l’Afrique du Sud devront faire preuve de réalisme offensif. Mention spéciale au Cap-Vert, dont la qualification historique symbolise l’émergence des « petites » nations africaines.

Mais outre des noms, c’est une question de mentalité. L’Afrique ne manque ni de talents ni de passion. Ce qui lui a souvent fait défaut, c’est la constance, la gestion des temps faibles et la capacité à tuer les matchs. Le mondial 2026, avec son format élargi, offre une opportunité unique de briser ce plafond de verre.

L’Afrique n’a jamais été aussi bien représentée. Mais pour transformer cette présence en puissance, il faudra plus que du panache : de la rigueur, de la stratégie et une foi inébranlable. Le monde regarde. À l’Afrique de répondre.

Charles Ebode

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