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Ekouda : Les femmes cultivent la résilience face au climat

Les agricultrices d’Ekouda viennent de franchir une étape majeure vers l’autonomie agricole et l’adaptation aux changements climatiques.

Dans un contexte où les aléas climatiques bousculent les habitudes agricoles et menacent les revenus des ménages ruraux, l’honorable Chantal Éveline Tassi a choisi d’agir plutôt que d’alerter. Profitant de la célébration de la 30ème Journée mondiale de la femme rurale, placée sous le thème « Femmes rurales aux défis des changements climatiques et l’accès aux ressources productives », elle a réuni les femmes d’Ekouda, un village situé dans l’arrondissement de Monatelé, pour leur faire bénéficier d’une formation pratique et stratégique axée sur la production de pépinières de cacao et de papaye. Une initiative qui tombe à point nommé, au moment où la maîtrise des techniques de régénération et de diversification des cultures devient un levier essentiel pour maintenir la productivité et renforcer la sécurité alimentaire dans les zones vulnérables. « Former une femme, c’est fortifier toute une communauté face aux défis du climat », a souligné l’honorable Tassi.

Durant cette session, les participantes ont été édifiées sur la sélection des semences, la préparation des substrats, les bonnes pratiques d’ombrage, l’entretien des jeunes plants ainsi que les méthodes de transplantation adaptées aux nouvelles contraintes climatiques. L’approche, résolument pragmatique, visait à transformer chacune de ces femmes en actrice capable de gérer une pépinière performante, de générer des revenus stables et de protéger durablement ses exploitations face aux dérèglements climatiques.

Point d’orgue de cette journée : la distribution de 40 000 plants de cacao. Un geste fort qui illustre la volonté d’offrir aux femmes d’Ekouda non seulement un savoir-faire, mais aussi un capital de production immédiat. Ces plants constituent pour elles une véritable banque verte, porteuse de revenus futurs, d’indépendance économique et d’opportunités de valorisation locale. « Je repars avec des connaissances, des plants, mais surtout une nouvelle confiance en moi », a confié Sylvie Honorine Atangana, l’une des participantes.

En misant sur la formation, l’action concrète et l’accès direct aux ressources productives, l’honorable Tassi démontre qu’un développement rural inclusif passe d’abord par les femmes, ces piliers silencieux mais indispensables de l’économie agricole. À Ekouda, la résilience a désormais un visage : celui des femmes déterminées, formées et équipées pour transformer le climat en défi maîtrisé plutôt qu’en fatalité.

Charles Ebode

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