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Sauvetage du fleuve Nyong : Yaoundé mobilise la communauté internationale

Face aux menaces écologiques annonçant son déclin, la Ciflen apparait comme le « sauveur » qui promeut une gestion durable, résiliente et intégrée du deuxième plus grand fleuve du Cameroun.

La capitale politique du Cameroun, accueille du 20 au 24 juillet prochain, la Conférence internationale sur le fleuve Nyong (Ciflen 2026), sur le thème : « Le Nyong, patrimoine naturel et moteur de développement durable : défis et opportunités pour une gestion intégrée et résiliente ». Un rendez-vous crucial pour mobiliser les fonds et sauver cette artère vitale qui alimente des millions de Camerounais et ainsi éviter le désastre écologique qui se profile à l’horizon. En effet, le constat est alarmant. Le fleuve Nyong au bord de l’asphyxie, se meurt à petit feu. Soumis à de fortes pressions telles que la pollution (domestique, agricole, industrielle), la déforestation, l’exploitation excessive des ressources naturelles, perturbations liées au changement climatique, et dégradation des écosystèmes aquatiques (zones humides, biodiversité), le deuxième plus grand fleuve du Cameroun, est véritablement en danger.

Face à cette crise, l’Ong Volontariat pour l’environnement (Vpe), engagée depuis plus de dix ans dans la protection du Nyong, a mobilisé les municipalités riveraines dans les régions de l’Est, du Centre, du Littoral et du Sud. Une action qui a contribué à fédérer les efforts des élus des 28 communes concernées par le Nyong au sein du Réseau des communes du bassin du Nyong (Recoban). C’est ainsi qu’en 2024, lors d’une réunion à Mbalmayo, un appel a été lancé en vue de la tenue d’une conférence internationale pour attirer l’attention mondiale sur la situation du fleuve.

Long de 640 kilomètres, le Nyong, constitue également une source de revenus pour des milliers de familles vivant de la pêche, de l’agriculture ou de la transformation des produits forestiers. Mais depuis plusieurs années, son état se dégrade dangereusement. À certains endroits, son lit ne dépasse plus 10 mètres de large, contre plusieurs dizaines auparavant. Face à cet état des choses, la Ciflen, ce défenseur de la cause du fleuve tire la sonnette d’alarme pour « sauver le fleuve Nyong ». La Ciflen 2026 se veut une plateforme ouverte, inclusive et ambitieuse. Pendant cette rencontre, ses promoteurs espèrent attirer l’attention des institutions nationales, des partenaires internationaux et des organismes environnementaux afin de mobiliser les ressources nécessaires à la restauration du fleuve. L’enjeu est à la fois écologique, social et économique, en vue de préserver un cours d’eau stratégique pour l’alimentation en eau, les activités productives locales et la résilience des territoires riverains.

Muriel Zang

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