Les différentes parties prenantes se sont réunies le 10 mars derniers pour évaluer et harmoniser leurs travaux relatifs à la mise en œuvre d’une plateforme réglementaire et phytosanitaire au Cameroun.
Présidée par M. Foudawa, le directeur du Développement de l’Agriculture au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), cette réunion a rassemble les responsables du Cicc, du Pad Cacao, conduits par le coordonnateur national, Raphael Stanislas Bikay, du Parf-Café et des directions concernées du Minader. En ouvrant les travaux, M. Foudawa a de prime abord annoncé qu’en plus du cacao et du café, les présentes assises concernent également le piment et le manioc. Il a en outre, demandé à toutes les parties prenantes de se mettre ensemble pour que la Cameroun soit résolument prêt avant la fin de cette année grâce à la mise en place effective de cette plateforme de veille réglementaire, d’alerte et de surveillance sanitaire et phytosanitaire (Sps), mise en place par décision du Minader en 2023.

Après cette introduction et le mot du plénipotentiaire du Conseil interprofessionnel du Fodecc (Cicc) qui finance entièrement le processus, l’honneur est revenu aux deux consultants du Projet d’Appui au Développement (Pad- Cacao), d’entretenir l’assistance sur le travail déjà abattu depuis la mise en place de la plateforme. Les ingénieurs Bouba Dassou et Marie Michèle Ngo Bum, ont respectivement exposé sur la présentation de l’avant-projet Sps/Stdf et le projet de création d’un site web, tandis que le représentant du Laboratoire est venu parler du Lnad et ses services qui jouent un rôle central dans la recherche sur la qualité et la compétitivité de ces spéculations. Ce qui a permis à toute l’assistance d’harmoniser sa compréhension de l’avant-projet.

Les échanges ponctuant chaque présentation ont permis à tous de se rendre compte du travail de titan abattu depuis 2023 pour que le cacao et le café du Cameroun soient à l’abri des interdictions d’entrée dans les marchés de l’Union européenne et des Etats-Unis. Ces interdictions dues aux contaminations par des substances nocives telles que l’ochratoxine A, les métaux lourds, les pesticides, etc. ils ont également permis de recueillir des recommandations et observations destinées à consolider les travaux déjà effectués jusqu’ici.
Tout ce déploiement a pour but de procurer au Cameroun, toutes les armes devant lui permettre de se conformer aux normes sanitaires et phytosanitaires (Sps) et aux obligations réglementaires du marché national et international. Le pays dont la notoriété est déjà établie dans la filière, entend conforter ses acquis à travers la production d’un cacao et des cafés de qualité devant lui permettre de mieux rémunérer ses producteurs tout en maintenant la filière très compétitive présentement, à court et à long termes.
Claude Mpogué
