Depuis quelques olympiades, les différends entre l’instance faîtière du football camerounais et les individus ou les associations de défense des intérêts des footballeurs ne cessent d’entrainer l’ensemble du mouvement dans un cafouillis interminable.
Au début du mois de mars 2026, le Tribunal arbitral du sport (Tas) a donné raison à la Fecafoot, validant le retrait de l’agrément du Synadoc et confirmant les résolutions de la fédération. Tout en reconnaissant la légalité des actions et activités du Synafoc.
Selon les puristes du droit, dans cette décision du Tas, le droit n’a pas été dit et le contentieux n’a pas été vidé.
Le syndicat de Geremi Njitap de son côté dit prendre acte de la sentence, mais continue de dénoncer le manque de réformes et de transparence dans la gestion du football camerounais.
Cette situation fait suite à des tensions croissantes et des divergences de gestion entre les deux institutions.
Malgré cette décision, le Synafoc maintient son engagement pour la défense des intérêts des footballeurs.
« En dépit de cette décision de justice réaffirmant la légalité des actions du Synafoc, la Fecafoot n’a à ce jour entrepris des réformes nécessaires en vue de véritablement gérer son organisation conformément à ses statuts et règlements tels que prévus dans ses propres textes en vigueur. Ce qui continue d’être un frein à son fonctionnement optimal notamment pour les professionnels du secteur sportif. Selon Emmanuel Mbankolo, expert du droit des sports: « Le droit pour le droit n’aide personne dans ce cas, étant donné que ce dernier recherche l’équité, c’est à dire la protection des biens et des personnes. Il plaide pour une conciliation entre les parties belligérantes.
Le Synafoc entend par ailleurs, conformément à ses attributions, poursuivre son engagement pour la défense des intérêts des footballeurs camerounais, tout en continuant de promouvoir les valeurs d’équité et de respect dans la conduite des affaires.
Une situation qui vient remettre au goût du jour la sempiternelle question de ces procès à répétition à la Fecafoot et dans le sport Camerounais en général qui généralement s’assimilent à des conflits d’intérêts entre personnes. Le Synafoc défenseur des intérêts des joueurs présidé par Geremie Sorel Njitap dans le cas d’espèce, se trouve être un cailloux dans la chaussure de l’actuel Fecafoot de Samuel Eto’o Fils. On reprend les mêmes et on recommence. En attendant le prochain procès qui s’annonce avec Pierre Akoe Domingo.
William Monayong
