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La Politique

Assemblée nationale : Ce qui attend le nouveau bureau

Entre d’importants projets de loi et la coordination du travail de la nouvelle équipe, la priorité ne sera pas au repos.

Longtemps avant la rentrée parlementaire de l’année civile 2026, il se chuchotait déjà dans les chaumières l’agenda chargé des élus de la Nation. Au vu justement des impondérables qu’impose l’environnement politique du Cameroun. Le changement intervenu mardi dernier à la tête de la chambre basse du Parlement va redynamiser le travail au sein de l’auguste institution qui en avait déjà bien besoin, selon les députés eux-mêmes. Après l’élection présidentielle d’octobre 2025, l’opinion se focalisait sur le double scrutin municipal et législatif dont les mandats en-cours avaient déjà bénéficié d’une importante prorogation. La préoccupation persistait au fur et à mesure que les semaines s’egrenaient. Depuis lundi 23 mars 2026, ce volet est évacué. Les députés ayant adopté le projet de loi N°2092/PJL/AN prorogeant leur mandat du 31 mars au 20 décembre 2026. Un morceau dur pour le Très honorable Théodore Datouo qui a dû faire face à une fronde de ses collègues de l’opposition. Ces derniers trouvant inopportun ce projet de texte, qui pourtant expose comme motif de la prorogation les conditions économiques, le matériel et certaines structures d’Elecam à renouveler après leur destruction post élection présidentielle d’octobre 2025.

Ayant été annoncé par le chef de l’État Paul Biya lui-même dans une de ses sorties publiques, la question de l’institution du poste de Vice-président de la République n’a eu de cesse d’alimenter les conversations. Avec à l’appui des scénarios élaborés en fonction des aspirations, des espoirs ou des souhaits de tel ou tel groupe ethnique, société civile ou tout autre leader d’opinion. Au demeurant, la question de la fiscalité locale va s’imposer comme un impératif auquel devront se soumettre les députés. Ce d’autant plus que la loi sur la décentralisation a commencé à planter le décor. Bien plus, le chef de l’Etat, Paul Biya, y tient pour donner la plénitude d’autonomie aux collectivités territoriales décentralisées.

Au plan purement administratif, l’équipe du Très honorable Théodore Datouo devra redonner à cette institution la crédibilité dont elle a joui jusqu’à une certaine période. Par ailleurs, des voix s’élèvent au sein de l’Assemblée nationale remettant en cause la qualification professionnelle d’un bon nombre de personnels recrutés à l’aveuglette.

William Monayong

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