Site Web Officiel du Journal L'Action
Le Parti

Marcel Niat Njifenji : « La lumière » s’éteint, le flambeau du Rdpc brille de plus belle

Comme a pu le constater le secrétaire général du Comité central, Jean Nkuété le 16 mai dernier à Bangangté, le flambeau du Rdpc que le défunt a contribué à allumer dans la région de l’Ouest, continue d’y briller de mille feux.

Des fleurs à n’en plus finir. Parmi elles, la gerbe du couple présidentiel. Comme à toutes les étapes de ces obsèques entamées à Yaoundé le jeudi 14 et clôturées le 16 mai dernier à Banganté, Paul et Chantal Biya l’ont voulue majestueuses, verte-rouge-jaune. A faire pâlir de jalousie André Le Nôtre, célèbre jardinier, architecte paysagiste et dessinateur Français, l’un des plus dévoué florimane que l’humanité ait jamais connu, apprend-on des archives. Marcel Niat Njifenji, « La lumière » comme on l’a affectueusement baptisé ici, n’en méritait pas moins. Pour son intelligence. Pour ses services rendus à la Nation. Pour ses sacrifices. Pour sa fidélité. Et par-dessus tout, pour sa loyauté vis-à-vis de Paul Biya. Et les événements du 6 avril 1984 – de triste mémoire- ne nous démentiraient pas.

Lorsqu’en présence de Aboubakary Abdoulaye, président du Sénat et représentant personnel du chef de l’Etat, Paul Biya, la procession des restes de la dépouille du regretté Marcel Niat Njifenji fait son entrée au stade municipal de Bangangté ce samedi 16 mai 2026 sous une atmosphère lourde, le secrétaire général du Comité central, Jean Nkuété et la forte suite qui l’accompagne, les délégations permanentes régionale et départementales du Comité central du Rdpc respectivement pour l’Ouest et le Ndé hôte, ainsi que l’ensemble des militantes et militants venus des huit départements de la région de l’Ouest réalisent qu’elles ont définitivement perdu un compagnon de lutte, un inspirateur, un leader, un guide.

Et ils ne se contenteront pas de le penser, ils vont le dire, à tour de rôle, afin que cela reste gravé à jamais dans les annales de l’histoire. Marcie Niat, la veuve, ne peut s’empêcher d’écraser une larme. La mine de leurs quatre enfants ainsi que celle de ses familles nucléaire, politique et religieuse confirme le poids de cette perte.

D’abord l’église évangélique du Cameroun pour qui « il était un noble et sage serviteur ». Puis le message de condoléances du chef de l’Etat dont le préfet du Ndé, Auguste Essomba, se charge de donner lecture. Les cinq autres témoignages ne diront pas le contraire.

Pour le maire de Bangangté et fils du défunt, Éric Niat, « La ville de Bangangté a perdu l’une de ses plus illustres figures tutélaires ». S’exprimant pour le compte des petits enfants, Lowik Njifenji Niat dit avoir perdu « un exemple de réussite ». Alors que le député Jean Claude Feutheu regrette « le repère inébranlable » qu’a été le défunt, pour Jean Daniel Niat « la famille a perdu une icône ». Quant au Rdpc, la perte est tout simplement incommensurable.

Un fidèle parmi les fidèles du Rdpc

Lorsque le vice-Premier ministre Jean Nkuété s’avance enfin vers le pupitre, ce n’est pas seulement le patron administratif du parti au pouvoir qui s’exprime. C’est l’ancien collègue de gouvernement, le compagnon des premières heures du multipartisme, l’ami de toujours qui prend la parole.

Pour lui, avec la disparition de Marcel Niat Njifenji, « Le Rdpc perd un combattant émérite ». Des multiples anecdotes tirées de leur long et riche compagnonnage, l’on retient davantage trois caractéristiques exprimées au sein du Rdpc. Premièrement, sa fidélité et sa loyauté dans son essence et dans sa pureté, une qualité en voie de disparition aujourd’hui. Ensuite, son attachement au contact avec les populations, incontournable pour atteindre l’efficacité recherchée en politique. Et, enfin, son calme, sa pondération et son sens de la mesure. En somme, pour Jean Nkuété, « tout le profil de l’homme politique habile ». « Le Rdpc perd une de ses figures emblématiques (…) L’un des plus grands promoteurs de la puissance actuelle du Rdpc au Cameroun », poursuit le secrétaire général du Comité central.

Comment aurait-il pu en être autrement, puisque Marcel Niat Njifenji que le chef de l’Etat a élevé au grade de Commandeur de l’ordre du mérite agricole à titre posthume, fait partie des grandes figures historiques du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Son parcours politique et administratif s’étend sur plusieurs décennies, mêlant engagement partisan, responsabilités gouvernementales et fonctions institutionnelles de premier plan.

Originaire du département du Ndé, dans la région de l’Ouest, Marcel Niat s’est progressivement imposé comme l’un des principaux relais du Rdpc dans cette partie du pays. Dès les premières années du multipartisme, il contribue activement à la consolidation du Parti dans une région réputée politiquement stratégique.

Une vie de lumière

Membre influent du Comité central, il était considéré comme un homme de consensus, discret mais très écouté dans les cercles du pouvoir. Sa loyauté envers le président Paul Biya lui a valu une place particulière parmi les grandes figures du régime.

Son rôle dans l’implantation du Parti est multiforme. Marcel Niat a notamment joué un rôle déterminant dans l’enracinement du Rdpc dans le Ndé ; le maintien de l’influence du Parti dans la région de l’Ouest ; la mobilisation des militants lors des grandes consultations électorales ; et le renforcement des structures locales du parti.

Le message de condoléances du chef de l’Etat lu par le préfet du Ndé, Auguste Essomba, ainsi que l’éloge funèbre prononcée au nom de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye par Robert Nkili, vice-président du Sénat, viendront conforter l’assistance dans cette idée.

Tous sont unanimes, Marcel Niat ne s’est pas contenté d’apporter la lumière dans les ménages camerounais, il était la lumière. Il a apporté un impact profondément positif tout autour de lui. Des qualités et attitudes, il en avait à profusion et cela irradiait tout son entourage.

Sa bonté : une personne généreuse, bienveillante, toujours prête à aider ou réconforter. Son intelligence et sa sagesse : quelqu’un qui éclairait les autres par ses conseils, sa vision et son expérience. Son charisme : une présence qui apportait de la joie, de l’espoir ou de l’énergie partout où elle passait. Son rôle de guide : en toute situation, il était capable d’orienter, de rassurer et de montrer le bon chemin à quiconque s’en détournait. Son exemplarité : le président Niat était quelqu’un dont la vie, les valeurs et les actions inspiraient les autres. Sa capacité à unir : il était cette personne-là qui apaisait les tensions et rapprochait les gens. Son optimisme : même dans les moments difficiles, le défunt membre du Comité central du Rdpc apportait courage et confiance. Bref, tous sont unanimes, « il illuminait la vie des autres par sa présence, ses actes et sa personnalité ».

La lumière s’est éteinte, mais l’espoir demeure et des signaux indiquent qu’elle rejaillira de plus belle. Pour le bonheur du Rdpc et des Camerounais.

Serge Williams Fotso, envoyé spécial à Bangangté.

Articles liés