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Cacao : La campagne de tous les défis

Préservation de la qualité, respect du règlement sur la déforestation et prix équitables aux producteurs sont les principaux axes de l’action gouvernementale cette année.

Bien que les clignotants soient globalement au vert, le Cameroun a pris des engagements ambitieux pour la nouvelle campagne. De l’avis du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana qui a procédé à l’ouverture de cette campagne le 6 août dernier à Yaoundé, cette filière devra demeurer porteuse. C’était en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, des organes des filières et de toutes les autres entités de la chaîne de valeur.

Après un démarrage timide, la demande mondiale est de plus en plus soutenue, raison pour laquelle les cours ont graduellement évolué depuis deux mois. Pour ce qui est de la demande, si elle reste timorée en Europe, elle est très intéressante en Asie, un marché en pleine croissance. Le Cameroun qui dispose dorénavant d’une capacité installée de transformation de près de 250 000 tonnes, est désormais mieux armé face aux fluctuations du marché international. Bien plus, cette avancée est de nature à créer plus de valeur ajoutée locale.

Profitabilité partagée

Au rang des perspectives, le Mincommerce a rappelé la nécessité pour le Cameroun de maintenir la qualité de sa production qui lui a valu tant de lauriers ces dernières années. La filière cacaoyère locale devra également se conformer au Règlement de l’Union européenne sur la déforestation (Rdue). Le Cameroun qui a anticipé sur ce sujet, devra également relever aisément ce défi car les efforts de géolocalisation et de traçabilité des exploitations, de régénération des vielles plantations et le recours aux variétés plus rentables à l’hectare, sont entre autres, des atouts indéniables pour le Cameroun sur ce volet.

La répartition de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne de valeur est une réelle préoccupation pour le gouvernement. Jusqu’à présent en effet, le producteur demeure le parent pauvre de la chaîne. Il est donc normal que ce dernier bénéficie d’une répartition équitable de la valeur de la fève à travers de meilleurs prix d’achat du produit aux producteurs. Un plaidoyer de près de deux décennies du Cameroun qui a permis de faire bouger les lignes et ne s’arrêtera que lorsque le producteur recevra une rémunération équitable pour sa fève, a conclu le ministre Luc Magloire Mbarga Atangana.

Claude Mpogue

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