En mission d’échanges et de prospection du 11 au 15 novembre dernier, le Reseau des Femmes acteurs de la filière cacao au Cameroun (Refac2c), en a profité pour vanter la fève camerounaise auprès des autorités et des partenaires conquis.
Claude Mpogué, à Turin
C’est véritablement galvanisé par le discours d’investiture du chef de l’État, Paul Biya, relatif à la place de la femme camerounaise au cours de ce septennat, que le Réseau des Femmes acteurs de la filière cacao au Cameroun (Refac2c), est arrivée dans ce pays pionnier dans la transformation du cacao. Le Réseau qui est déterminé à jouer un rôle central dans cette filière porteuse y est arrivé avec pleins de projets et d’ambitions dans ce domaine porteur de la transformation appelé à permettre à la femme camerounaise du secteur, l’autonomisation et la prospérité tant espérés et recherchés.
Maîtrisant déjà assez bien les techniques de production d’un cacao d’excellence, les membres du Refaf2c dont Constance OWONA BELL est là présidente nationale, veut également exceller dans la transformation du cacao en chocolat et ses produits dérivés. Il y séjourne du 11 au 15 Novembre 2025 dans le cadre d’échanges pour le renforcement des capacités techniques et infrastructurelles avec ses partenaires de ce pays pionnier dans la transformation.
Cacao et les artisans turinois en particulier et italiens en général. De même que les différents outils leur ayant permis de transformer la fève jusqu’ici en différentes déclinaisons et produits.
Le 12 novembre 2025, la délégation a mis le cap sur l’entreprise de Silvio Bessone toujours dans la région du Piémont, principale productrice et consommatrice du cacao de la 3eme économie d »Europe. Évoluant dans la filière depuis une quarantaine d’années, Silvio Bessone a montré à ses hôtes comment tirer plus avantage du cacao en vendant en plus de la fève, la pulpe, les feuilles et le jus, pouvant respectueusement être transformés en gâteaux, biscuits, pain, sucre, vin, emballages et vinaigre. Tout ceci, avant la visite du laboratoire. La suite du programme sera faite d’autres visites d’usines, de boutiques, de laboratoires et de rencontres avec les artisans chocolatiers et des investisseurs du secteur. Des échanges d’expériences qui permettront aux femmes du Refac2c en particulier et à la filière cacaoyère camerounaise d’être plus compétitive dans l’avenir.

