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La Société

Secteur de l’électricité : La Socadel de tous les espoirs

Les clients attendent une énergie suffisante,de meilleure qualité ainsi qu’une amélioration du service des employés cette nouvelle entité.

Créée par le chef de l’État le lundi 4 mai 2026, la Société camerounaise d’électricité (Socadel), vient remplacer Energy of Cameroon SA (Eneo). Loin d’être une simple transformation, cet acte du Président Paul Biya vient mettre fin au processus de nationalisation de cette entreprise stratégique engagé depuis plus de deux ans. L’État du Cameroun étant déterminé à reprendre sa souveraineté dans la production, le transport et la fourniture de l’énergie aux ménages, commerces, institutions et aux industries, au moment où le pays amorce une phase décisive de son industrialisation et son développement. Avec une capacité installée de plus de 1500 MW et un mix énergétique composé d’hydroélectriques, thermiques et d’énergies renouvelables, le Cameroun n’arrive pas à satisfaire une demande sans cesse grandissante qui croit de 7,5% par an.

Depuis la privatisation controversée de la Société nationale d’électricité (Sonel) en 2001, le secteur bat véritablement de l’aile au Cameroun. En dépit des conditions avantageuses offertes aux repreneurs et des efforts considérables du chef de l’État pour résorber le déficit énergétique du pays demeure abyssal. Les Camerounais continuent de broyer du noir avec ce rationnement de l’énergie communément appelé délestages qui causent tant de désagréments aux consommateurs.

Ne pouvant laisser la situation perdurer, le gouvernement de la République a pris ses responsabilités en décidant de ramener Eneo dans son giron, pour une meilleure coordination et synchronisation des actions menées par les structures de production, entre autres. Une décision vivement saluée aussi bien par les consommateurs que les associations de défense de leurs droits. Eux qui savent que ceci vise entre autres une plus grande facilité dans la prise des décisions stratégiques et partant, une meilleure qualité de service appelée à redonner le sourire aux abonnés, à court et à moyen termes.

En décidant de nommer dans la foulée des membres du Conseil d’administration et un top management composé d’hommes et de femmes patriotes et d’expérience, le chef de l’État a fixé le cap de la performance de la Socadel dont les défis à relever sont certes immenses mais pas impossibles. Car après toutes ces années d’obscurité et de souffrance, les Camerounais n’accorderont aucun round d’observation à la Socadel qui doit immédiatement se mettre au travail en restructurant le secteur pour plus de performance afin que les délestages deviennent rapidement un mauvais souvenir pour tous ; ménages, commerce, entreprises. Sans oublier l’épineux dossier des fraudes massives qui détériorent considérablement le réseau et est un véritable frein au développement de l’entreprise. 

Claude Mpogue

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