Le pays entend pleinement profiter de l’exonération des droits de douane pour conquérir ce marché de 1,4 milliard de consommateurs.
C’est actuellement l’effervescence au sein de la grande famille commerciale du Cameroun. Depuis le 1er mai dernier et l’entrée en vigueur de la mesure exceptionnelle de ce grand pays ami de ne plus taxer les produits en provenance du Cameroun, un vent nouveau souffle sur le secteur. Il est question de consolider l’excellente relation commerciale qui existe déjà entre les deux pays, basée sur un partenariat gagnant-gagnant, en y trouvant des débouchés pour sa production agricole et industrielle en plein essor.
Si jusqu’ici le volume des exportations camerounaises envers l’ Empire du milieu était moyen et ne se limitait qu’au bois, coton, pétrole, gaz naturel liquéfié (Gnl) et caoutchouc, le Cameroun qui a fait de la diversification de son économie le levier de sa croissance, est également déterminé à étoffer de manière substantielle, son offre avec d’ autres produits déjà très compétitifs sur d’ autres marchés à l’instar de la Cemac, la Ceeac, le Nigeria et autres, grâce entre autres à la Zone de libre échange continentale (Zlecaf), dont il est l’un des pionniers.
Dans un premier temps, le Cameroun compte ajouter dans cette offensive commerciale, le cacao, café, bois transformé, les huiles végétales, les cornes séchées et les produits de son artisanat à son offre envers le vaste marché de ce pays qui est son premier partenaire économique. Ce qui contribuera assurément à la réduction de son déficit commercial avec la Chine, qui s’élevait en 2024 à 714 milliards de Fcfa.
Jusqu’à ce jour en effet, le Cameroun importe d’énormes quantités de produits manufacturés de la Chine. Au-delà du caractère amical de cette mesure du gouvernement chinois, il est question pour le gouvernement camerounais de permettre à ses entreprises de profiter de ce marché où le pouvoir d’achat des citoyens est assez élevé. Raison pour laquelle, le ministère du Commerce du Cameroun a d’ores et déjà mis en place en son sein, et en liaison avec l’ambassade de Chine au Cameroun, un mécanisme d’aide et d’accompagnement des entreprises désireuses de se lancer dans ce créneau porteur. Car il n’y a pas de temps à perdre.
Claude Mpogue

