Lancée en juin 2024, cette unité industrielle de transformation présentera ses tablettes dans deux semaines.
« La chocolaterie » Chocolat Rouge » se porte bien et elle va bientôt émerveiller le monde ». Ainsi s’exprimait Olivier Bordais, le Pdg de la société Sas Manta, son promoteur, au cours d’une audience avec le ministre du Commerce. L’industriel français était accompagné par Aristide Tchemtchoua, la présidente de la coopérative Cocoa- Scoops.ca, que l’on ne présente plus.
Située à Obala dans le département de la Lekie, région du Centre, la chocolaterie »Chocolat Rouge » est un véritable défi aussi bien pour cet industriel français que pour les pouvoirs publics résolument tournés vers la transformation locale des matières premières pour en faire des produits à forte valeur ajoutée.
Deux ans après le lancement de la construction de l’usine, des bâtiments administratifs et des bureaux du staff et l’arrivée des machines, l’heure est à la satisfaction générale à quelques encablures de la livraison proprement dite des premiers produits. Le Pdg qui s’est félicité de l’excellent accompagnement des pouvoirs publics depuis le début de l’aventure, a vivement salué la qualité du cacao de ce bassin de production, et surtout la qualité de la main d’œuvre locale.
Actualité oblige, Olivier Bordais s’est vraiment félicité de l’entrée en vigueur de la politique zéro taxe douanière, désormais en vigueur en Chine où il compte abondamment exporter ses chocolats hauts de gamme ; en plus du marché local, de la Cemac, la Ceeac et la Zone de libre-échange continentale où ses équipes sont d’ores et déjà en prospection. Le Mincommerce a, à son tour, félicité son hôte pour avoir fait confiance au Cameroun qui dispose de formidables atouts. Un pays stable et qui offre un environnement des plus sûrs aux investissements publics et privés de tous les partenaires. Il a en outre appelé d’autres industriels à emboîter le pas à la société Sas Manta.
Satisfaction également du côté du gouvernement camerounais, qui voit ainsi se concrétiser son rêve de transformer à au moins 40% sa production de cacao. Cette option qui rentre dans la transformation structurelle de son économie, a pour but de conférer une plus grande valeur ajoutée à ses matières premières avec à la clé, plus d’emplois et de devises pour le Cameroun.
Claude Mpogue

