Depuis le 17 juin dernier, l’esplanade du Centre de promotion de la femme et de la famille de cet arrondissement sert de cadre à cette opération lancée le 17 juin dernier.
Retrouver sa citoyennetéé pour exercer ses droits civiques. C’est ce que l’exécutif communal, sous la conduite du maire Augustin Bala, en parfaite collaboration avec la Délégation générale à la sureté nationale, ont entrepris pour sortir 4000 citoyens de Yaoundé 5ème de l’ombre administratif.
Cette action de subvention des cartes par la mairie est partie du fait que lors des descentes de proximité du maire sur le terrain, en plus des Journées de l’action sociale, nombreux sont des citoyens qui peinent à se mouvoir à cause de l’absence de ce précieux document. C’est pourquoi, cette opération organisée avec le Centre régional de traitement identitaire vise à sécuriser ces citoyens. Pour y parvenir, 16 équipes et six postes avec le concours de la Police nationale sont bien mis en place pour s’occuper des personnes préalablement recensées. Sous des tentes installées pour accueillir les bénéficiaires, chacun attend son tour. « Le Délégué général à la sureté nationale nous a accordé une semaine. 16 équipes viendront pendant une semaine avec des postes d’enrôlement », a déclaré le maire. Car bien plus qu’un simple document administratif, la Carte nationale d’identité donne accès aux droits civiques, aux procédures administratives, aux actes juridiques, voire à de nombreuses opportunités. L’édile de Yaoundé 5ème, conscient des difficultés financières ou la méconnaissance de la procédure, a voulu subventionner ces Cni. « Nous avons voulu aider des personnes qui malgré leur bonne volonté ne disposent pas de moyens, ni la bonne information pour se faire établir la Cni. Et nous nous rendons compte que la demande est très forte. Nous allons devoir obligatoirement rallonger l’enveloppe », a-t-il confié. Des conditions sont aussi posées. Pour éviter le désordre, le certificat de domicile est exigé. « La condition est que le citoyen soit de Yaoundé 5ème. Nous ne voulons pas que quelqu’un quitte par exemple de Mbankomo pour venir ici et après part où il vit donner sa voix », a indiqué Augustin Bala.
C’était aussi l’occasion pour la mairie de saluer la réaction du Délégué général à la sureté nationale qui n’a pas hésité à accompagner cette initiative. « J’ai été recensé et on m’a dit tout ce que je dois apporter comme document. Quand je suis arrivé ce matin, on m’a remis un numéro. Après, on m’a appelé pour l’enregistrement, c’est ainsi que je suis sorti avec mon récépissé », a expliqué un bénéficiaire.

