Le gouverneur et ses collaborateurs ont passé au scanner le 26 juin à Ebolowa et Mengong, les aspects socioéconomiques et sécuritaires de la région.
Le gouverneur de la région du Sud, Félix Nguele Nguele a présidé les 26 et 27 juin 2026 les premières assises du Comité de coordination administrative (Cca) et du Comité de coordination opérationnel (Cco) de maintien de l’ordre et de sécurité. Les travaux, qui se sont tenus à Ebolowa puis à Mengong, ont réuni tous les responsables administratifs et de maintien de l’ordre autour du gouverneur, avec pour but de revisiter la région, au plan social, économique et sécuritaire, concernant le 1er semestre de 2026.
Dans son propos de circonstance, le gouverneur Félix Nguélé Nguélé a dressé un état des lieux sans complaisance de la situation administrative, socio-culturelle et économique locale. Pour lui, le carnet de santé de la région révèle ainsi quelques zones d’ombre pour cette période de référence : un absentéisme notoire au poste de travail dans différentes administrations, une corruption rampante, l’abandon de poste par certains agents de l’État, des lenteurs dans l’exécution du Budget d’investissement public (BIP), de lourds arriérés de salaires dans les communes, entre autres points négatifs relevés. La situation globale ainsi présentée est cependant, selon le gouverneur, loin d’être alarmante. Les secteurs de l’éducation, du sport et de l’agriculture, tout comme les performances des secteurs des douanes de Kribi et d’Ebolowa, constituent de légitimes motifs de fierté pour les populations.
« Les résolutions qui ont été formulées visent à maintenir cette circonscription administrative dans la sécurité, la paix et dans l’ordre », a précisé le gouverneur.
Toutes les préoccupations portées à l’attention de l’autorité régionale, au terme des exposés des différents responsables régionaux des services publics et parapublics, ont trouvé une oreille attentive et des amorces de solutions.
Le patron de la région a exhorté ses collaborateurs à la vigilance et à la consolidation du processus de décentralisation, tout en pointant du doigt les freins financiers : « Il reste les préoccupations du fonctionnement des collectivités territoriales décentralisées. Les ressources n’arrivent pas à temps pour permettre aux élus locaux de pouvoir mener à bien leurs activités dans le développement des localités », a-t-il déploré. Rigueur, diligence et proximité ont été les maîtres-mots de cette journée d’évaluation.
Oben Déchaux

