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Stratégie gazière du Cameroun :La Snh rassure 

Selon une note de clarification publiée le 4 juillet dernier, le départ imminent d’un certain partenaire marque simplement une transition ambitieuse dans laquelle la structure est engagée.

Contrairement aux récentes affirmations médiatiques qualifiant le départ du navire norvégien Hilli Episeyo de « déraillement » pour la stratégie gazière du Cameroun, la Société nationale des hydrocarbures (Snh) rectifie les faits avec clarté ; il n’y a pas péril en la demeure, au contraire ! C’est du moins la synthèse de la « note de clarification » publiée le 4 juillet dernier sur la page Facebook de la société.

Selon le document de la Snh, ce retrait n’est en rien un constat d’échec, mais l’évolution naturelle d’un gisement mature arrivé en fin de cycle après huit années d’exploitation. « Loin de sombrer dans l’impasse, le secteur énergétique national opère une mutation profonde vers un portefeuille de ressources diversifié, résilient et souverain », rassure le document en question.

La relève assurée

En effet, si tant est que la solidité d’une vision énergétique se mesure à la continuité de ses flux et non à la pérennité d’une seule plateforme, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Car sur ce plan, le Cameroun affiche une dynamique sans précédent. Le méga-projet transfrontalier Yoyo-Yolanda, mené en synergie avec la Guinée équatoriale et le géant américain Chevron, vient de franchir une étape cruciale d’unitisation, apprend-on de la Snh. Ce gisement d’envergure recèle près de 2 500 milliards de pieds cubes de gaz, mobilisant un investissement de 4 milliards de dollars, soit environ 2 250 à 2 300 milliards de francs CFA.

Un marché attractif et une valorisation locale renforcée

Parallèlement, l’attractivité du bassin camerounais se confirme par le succès du dernier appel d’offres international portant sur neuf blocs. Des compagnies de premier rang, à l’instar de Murphy West Africa et d’Octavia Energy, sont déjà engagées dans des négociations exclusives. Enfin, le gaz produit continuera d’alimenter en priorité la centrale de Kribi (Kpdc) pour soutenir l’industrie nationale et l’emploi. La Snh démontre ainsi que le Cameroun ne subit pas un vide technique, mais pilote avec assurance un nouveau cycle de croissance.

Serge Williams Fotso

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