Entre achats échelonnés et attente des liquidités, les parents s’organisent, chacun à son rythme.
À quelques semaines de la rentrée scolaire, les familles commencent progressivement à se préparer. Dans les marchés, librairies et boutiques, cahiers, sacs, chaussures et uniformes sont entre autres articles déjà disponibles sur les étals. Et si certains parents ont pris de l’avance, d’autres sont encore à la recherche des moyens nécessaires pour entamer les préparatifs. « J’ai commencé à apprêter la rentrée depuis le mois de juillet, pour équilibrer les dépenses. Faire tous les achats en août pèse financièrement », explique Marie Agnès Nyabina, parent d’élève. Pour cette dame, anticiper ses achats permet de répartir les différentes dépenses sur plusieurs semaines et d’éviter que les charges liées à la rentrée ne s’accumulent sur une seule période.
Pour certains parents encore, les préparatifs restent conditionnés par la disponibilité des ressources financières. « Pour le moment, je n’ai encore rien acheté. Je cherche encore l’argent pour pouvoir commencer les préparatifs. Avec toutes les dépenses de la rentrée, il faut d’abord réunir les moyens nécessaire », confie Christiane Ngo, parent d’élève. Comme elle, certains autres disent attendre les salaires du mois d’août, pour commencer les achats nécessaires. Chez les élèves, c’est la joie lorsque les préparatifs sont bouclés. « Je suis content parce que mes parents ont presque tout acheté. Je n’attends plus que le jour de la rentrée », se réjouit Joël Matip, élève admis en classe de 3ème.
Au-delà du matériel scolaire, les familles doivent également prévoir les frais de scolarité, de transport et, pour certains élèves, de logement. Autant de dépenses qui rendent cette période particulièrement sensible pour les ménages comptant plusieurs enfants.
En définitive, l’objectif reste le même pour tous les parents : permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école, en toute sérénité. Chacun avance donc à son rythme, avec pour seule finalité de permettre à sa progéniture d’avoir une année scolaire réussie.
Priscille Maéva Edimo

