Paul Atanga Nji en sa qualité d’envoyé du chef de l’État était sur les lieux le 15 novembre dernier, évaluer le niveau des dégâts causés par l’insurrection post-électorale.
C’est une ville à refaire, tous les services publics n’existant plus. La sous-préfecture a été réduite en cendres. L’hôtel de ville completement calciné. Le commissariat entièrement consumé et l’antenne Elecam avalée par les flammes d’une rare violence. L’inspection d’arrondissement de l’Education de base de Mandjou n’a que des murs qui tiennent mal face à la furie des flammes. Le domicile du maire, Sa Majesté Innocent Johnny Kassala et son premier adjoint rasés par le feu. Des véhicules de la police et de la gendarmerie incendiés et d’autres fortement endommagés par les manifestants ainsi que des commerces. Bilan humain, quatre jeunes gens ayant perdu la vie et de nomvreux blessés. Telles sont les images choquantes qu’a visité le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji, envoyé du chef de l’État Paul Biya pour évaluer l’ampleur du sinistre, le 15 novembre dernier. « Ce que nous venons de voir n’a pas d’explication et ne peut en aucun cas se justifier ; que des services publics soient réduits en cendres, détruisant toute la documentation, ce n’est pas tolérable et ne relève pas du jeu politique ». Informé, le chef de l’État a pris les premières mesures pour garantir la continuité du service public. « C’est ainsi que le président de la République a doté le sous-préfet de Mandjou d’un nouveau véhicule pour lui permettre de continuer à assurer le service public », ajoute le Minat.
Pour les manifestants, indique Paul Atanga Nji dans un ton ferme : << Qu’ils sachent que leur sort est entre les mains de la justice qui va faire son travail. Il est de même pour les commentaires animés par un candidat véreux et malheureux qui n’a pas gagné l’élection. Qul sache qu’il a une dette envers les populations et l’Etat. Et qu’il devra rendre compte avec la plus grande fermeté de la justice…>> Après avoir fait le tour de cette ville où les institutions n’existent plus, madame le sous-préfet de Mandjou va transformer sa résidence en bureau en attendant les mesures nécessaires qui vont être prises pour un nouveau bureau. Après Mandjou, l’envoyé du chef de l’État a tenu une séance de travail dans la salle des conférences des services du gouverneur, où il a sensibilisé les leaders musulmans, Peuls, de la Rca, du Tchad, du Nigeria en leur indiquant l’impérieuse nécessité de prendre soin des enfants pour que pareil situation ne se reproduise plus jamais.
Martin Crépin Ntsana Mekok, à Mandjou
