En ce début d’année propice à la prise de résolutions, certains responsables de base du Rdpc semblent mettre un point d’honneur à la tenue des conférences de leurs organes. Chaque occasion de rassembler les militants du Parti mérite d’être saluée. L’initiative est d’autant plus méritoire qu’après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, le parti donnait l’impression de chanceler sur ses fondations, de chercher ses marques. Il est plus que rassurant de constater que le signal du réveil vient plutôt de la base.
Quelques mois avant les prochaines échéances électorales, ce sursaut est de bon augure pour la suite. Certes, l’on observe encore beaucoup de confusion et d’approximations sur le format ou la dénomination des activités initiées. Lorsqu’on parle de conférence de section, les textes de base du parti sont suffisamment clairs sur la qualité des participants, l’ordre du jour, le format de la rencontre, etc. A ce titre, on ne saurait parler d’une conférence de section si elle ne comporte pas de rapports d’activités des sous-sections ou des travaux en commissions. C’est le cœur de la conférence qui se veut un moment d’évaluation et de projection.
Comme on peut le constater à partir de ces quelques rappels, une conférence de section n’est pas un séminaire de formation des militants. Des exposés, fussent-ils les plus brillants sur des thématiques les plus pertinentes, contribuent certes à l’animation du parti et à l’édification des militants mais ne sauraient permettre d’atteindre les résultats probants d’une conférence de section en bonne et due forme.
Qu’à cela ne tienne, les présidents de sections qui prennent de telles initiatives méritent d’être encouragés et félicités. Ils gagneraient cependant à respecter l’esprit et la lettre des textes de base en ce qui concerne l’organisation des conférences de section.
Dans un environnement et un contexte politique où la concertation n’est pas le premier des réflexes, le Rdpc gagnerait à multiplier ce genre d’initiatives et à inspirer ceux de ses militants en responsabilité au niveau administratif pour éviter la cacophonie ambiante. L’ère des destins singuliers et des destinées individuelles est définitivement révolue. Les solistes et les virtuoses sont certes importants et déterminants mais l’on a davantage besoin de tout l’orchestre pour une symphonie, fut-elle inachevée.
