Au nom du Parlement du Cameroun et en prélude à la tenue de la 14ème conférence ministérielle la Chambre haute abrite ce grand rendez-vous les 24 et 25 mars 2026.
La rencontre organisée conjointement par l’Union interparlementaire, les Parlements européen et du Cameroun mobilise les parlementaires en faveur d’un commerce international plus équitable et mutuellement avantageux. Les travaux se sont ouverts hier par la réunion de pilotage au cours laquelle le programme de ce jour a été élaboré ainsi que les grandes orientations des travaux. En recevant ses pairs à l’occasion, le président du Sénat a souhaité la bienvenue aux honorables et distingués membres du comité de pilotage réunis en séance préparatoire. Ensemble, ils ont procédé à l’élaboration du programme et des grandes orientations qui vont guider les travaux entamés ce 25 mars 2026.
Aboubakary Abdoulaye a souhaité que ce conclave soit véritablement un moment de construction pour le commerce mondial. « Je formule le vœu que les thèmes et les grandes problématiques retenus permettent effectivement d’outiller les parlementaires et tous les autres participants à cette conférence pour mieux cerner les défis du commerce international dont on attend notamment qu’il soutienne le développement économique de nos pays respectifs tout en concourant au maintien de la paix dans le monde », s’est-t-il exprimé. Il est certain que comme par le passé, l’Union interparlementaire et les parlementaires du monde entier sont et demeurent profondément attachés au commerce libre et équitable qui contribue d’une part à favoriser une croissance économique inclusive, génératrice d’emplois et de prospérité partagée et d’autre part au renforcement de l’autonomisation des femmes et des communautés rurales pour ce qui concerne les pays du sud dans leur globalité. « Le Cameroun fonde de nombreux et légitimes espoirs sur l’engagement des parlementaires à porter et faire prévaloir auprès de l’Omc le plaidoyer des populations », a relevé le président du Sénat.
Pour ce qui est des thématiques retenues pour leurs échanges, les intérêts sont portés vers l’intelligence artificielle et le commerce. Ils devront notamment discuter sur les chaînes de valeur de l’IA, la concentration du marché, les dépendances et la résilience des chaînes d’approvisionnement, la gouvernance de l’IA, les barrières non tarifaires et surtout l’irresponsabilité réglementaire. La question du commerce numérique intéresse également avec le flux des données et initiative de déclaration conjointe sur le commerce électronique.
Line Tanké Njiké
