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Autonomisation des femmes rurales  : Une convention porteuse d’espoir à Lobo

Un accord tripartite scellé le 1er avril dernier inaugure une nouvelle ère de promesses pour les jeunes filles et femmes défavorisées, désormais formées aux métiers générateurs de revenus sans quitter leur terroir.

Dans une salle de conférence de l’hôtel Lafleur pleine d’attentes et de détermination, un vent d’espoir a soufflé sur la commune de Lobo, le 1er avril dernier. Autour de la table, trois acteurs majeurs du développement local ont scellé un partenariat qui pourrait changer durablement le destin de nombreuses jeunes filles et femmes issues des milieux défavorisés. 

La convention tripartite signée entre le directeur Afrique de l’Ong Una Voce per Padre Pio, Martin Nfono, le maire de la commune de Lobo, Serge Bertin Obono Onguene, et le directeur du Centre professionnel Le Mintar, Brillant Nga, vise à doter les jeunes filles et femmes issues des couches vulnérables de compétences pratiques dans des métiers porteurs, afin de leur permettre d’assurer leur autonomie financière sur place. 

Présentée comme une « formation de la dernière chance », l’initiative ambitionne de démontrer qu’il est possible de réussir en milieu rural sans céder à la tentation de l’exode vers les grandes villes. 

Installée au Cameroun depuis 2022 avec l’autorisation des autorités administratives, l’organisation humanitaire œuvre déjà dans plusieurs domaines sociaux, notamment la santé et le développement communautaire, dans une dynamique de lutte contre la pauvreté et la précarité. Dans la commune de Lobo, son engagement s’inscrit désormais dans une stratégie de développement local durable visant à freiner l’exode rural qui fragilise les communautés. 

Pour Serge Bertin Obono Onguene, maire de la commune de Lobo, cette nouvelle étape consacre une collaboration de quatre années marquées par des réalisations concrètes au bénéfice des populations. « Ce partenariat place la commune sur la voie d’une autonomie économique progressive », a-t-il déclaré, exprimant sa satisfaction. 

Outre la simple signature administrative, cette convention apparaît comme un signal fort : celui d’une ruralité qui refuse de subir son destin. 

À travers cette formation, Lobo ne se contente plus de retenir ses filles et ses femmes ; la commune leur offre désormais les moyens de bâtir leur avenir sur leur propre terre, transformant l’espoir en véritable levier de développement local. 

Charles Ebode

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