Premier président du Sénat de l’histoire du Cameroun, le Parti perd un militant dont la loyauté envers le Président national, Paul Biya, est restée gravée dans le roc des convictions inébranlables.
Le Rdpc est frappé en plein cœur par la disparition de Marcel Niat Njifenji. Sa trajectoire, d’une exceptionnelle longévité, a épousé avec une constance exemplaire les articulations majeures de notre vie politique nationale. C’est une perte lourde, tant l’homme incarnait, par sa seule présence, une mémoire vivante, active et protectrice des idéaux du Parti.
S’il n’occupait plus, au soir de sa vie, le perchoir de la Chambre haute, il demeurait ce sénateur dévoué, rappelant à tous que le service des institutions ne s’arrête jamais. Il restera pour toujours celui qui a ouvert la voie en devenant le tout premier président du Sénat camerounais, installant avec sagesse les fondements de cette institution clé du Parlement camerounais.
Mais pour les militants du Rdpc, réduire Marcel Niat Njifenji à ses hautes fonctions administratives serait occulter l’essentiel : son Adn de combattant. Militant engagé du Rassemblement démocratique du peuple camerounais dès sa création, il a traversé les décennies sans jamais dévier de sa ligne de crête. Il a incarné cette fidélité politique, devenue rare, qui refuse les compromissions et les repositionnements opportunistes.
Sa loyauté à l’endroit du Président national du Rdpc, chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, n’était ni une posture de circonstance, ni un calcul de carrière. Elle était organique, assumée et structurante. Il appartenait à cette génération de bâtisseurs pour qui l’engagement politique est un sacerdoce qui s’inscrit dans la durée, sans fluctuation, ni ambiguïté.
Dans un contexte où les convictions s’érodent parfois, le vide laissé par Marcel Niat Njifenji est immense. Pour la famille du Rdpc, sa disparition doit agir comme un électrochoc. La relève, pour être crédible et digne de cet héritage, devra impérativement s’abreuver à la source de sa discipline et de son alignement politique sans faille derrière le Président national.
L’hommage que lui rend le Rdpc aujourd’hui, est un devoir de gratitude. Mais aussi une leçon. Car, un tel profil ne s’improvise pas, il se forge dans l’épreuve et la durée. En saluant la mémoire du patriarche de Bangangté, le Parti se rappelle que la force d’une formation politique réside, avant tout, dans la solidité morale de ses piliers.
Le camarade Niat Njifenji s’en va, mais son exemple demeure une boussole.
Simon Pagbe
