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La Société

Refac2c : L’avenir en toute confiance

La troisième assemblée générale du Réseau des femmes acteurs de la filière cacao au Cameroun (Refac2c) qui s’est tenue le 26 mai dernier à Douala, sous la houlette de Constance Owona Bell, présidente fondatrice, a permis de constater que l’association confirme ses ambitions.

Tout ce qui compte dans la cacao culture au Cameroun s’est retrouvé à l’hôtel Sawa de Douala le 26 mai dernier. Les présidentes des bureaux régionaux et leurs délégations respectives, les coordinatrices départementales accompagnées de leurs adjoints d’arrondissements, de nombreuses productrices des bassins de production du pays, de transformation et de commercialisation du cacao, des invités de marque venues du Cameroun et de la diaspora, se sont réunies autour de Constance Owona Bell, avec une conviction commune : Faire du Refac2c, un cadre de solidarité, d’opportunités et d’autonomisation économique de la femme. Cette rencontre avait pour but de tenir dans la première phase, les travaux de l’assemblée générale ordinaire de l’association, et procéder ensuite à l’installation officielle du bureau régional du Littoral ; puis célébrer en définitive les deux ans d’existence du Refac2c dont le bilan est d’ores et déjà élogieux en deux ans d’existence. Placée sous le thème : « Autonomisation des femmes et des jeunes dans la filière cacao : Bilan et perspectives », cette rencontre marque une étape décisive dans le plan d’action du Refac2c : « Une femme, un hectare de cacao ». Deux années de travail, de sacrifices, de prospection à l’étranger, de formation technique, de communications dans tous les canaux, qui ont permis à l’association de se positionner comme un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics, des partenaires étrangers et de toutes les femmes intéressées.

« Le Refac2c n’est plus une idée. Il est un mouvement, une dynamique nationale et internationale en phase avec la nouvelle vision du président de la République, S.E. Paul Biya, qui accorde une part belle aux femmes et aux jeunes », a martelé Constante Owona Bell, dans un discours très acclamé. Face à elle, des femmes dynamiques, engagées et conscientes de l’ampleur du défi. Bien qu’il y ait cette avancée notoire pour l’épanouissement de la femme, certaines restent malheureusement confrontées aux nombreuses injustices après le décès de leurs conjoints.

Pour la suite, la présidente fondatrice du Refac2c et son équipe ont été particulièrement dynamiques en 2025, avec un bilan élogieux qui inspire du respect. Pour le maillon production, le Refacf2c a rendu concret le grand projet « une femme, un hectare de cacao ».  Il a également procédé à la distribution de 1 400 000 sachets plastiques, la mise à disposition de 20 000 cabosses semences performantes, la distribution à 200 femmes du matériel de production des plants et d’installation des cacaoyères, la mise en place de 1150 pépinières de production, de 1000 à 1200 plants de cacaoyers, la formation des producteurs sur les techniques modernes de production, etc. Le maillon transformation n’est pas en reste, avec un accent mis sur la formation technique.

Une étape majeure a par la suite été franchie par le Refac2c, avec l’installation officielle du bureau régional du Littoral dirigé par Agnès Maledy, ci-devant secrétaire générale du réseau des femmes acteurs de la filière cacao au Cameroun. Elle s’est engagée à travailler avec efficacité et engagement pour que le Refac2c atteigne les objectifs qu’il s’est fixés. Après de nombreux échanges, le plan d’action 2026 a été décliné et adopté pour que la place de choix qu’occupe la femme camerounaise dans le développement de la cacao culture au Cameroun se consolide davantage.

Réactions

Constance Owona Bell, présidente nationale du Refac2c

« Que les femmes deviennent propriétaires »

Notre projet « Une femme, un hectare de cacao » est né d’un constat clair. Nous voulons par cette logique que les femmes deviennent propriétaires de leurs hectares. Elles travaillaient dans les cacaoyères comme épouses, filles ou mères. Aujourd’hui, nous voulons qu’elles soient effectivement propriétaires. C’est pour cela qu’on a lancé le projet il y’a deux ans et qui prend corps avec 988 femmes déjà implémentées. On leur donne le matériel végétal nécessaire pour avoir des plantations améliorées. Nous avons commencé ce processus dans le Sud, puis à l’Est, dans l’Adamaoua et dans le Centre. Aujourd’hui on est dans le Littoral.

Agnès Maledy, présidente Refac2c, antenne du Littoral

« Les femmes vont bien se prendre en charge »

C’est un grand jour pour nous. Nous avons été officiellement installées. Nous appelons toutes les femmes à se lancer dans la cacao-culture. Cela ne doit plus être seulement la chasse gardée des hommes. Grâce au programme « Une femme, un hectare de cacao », elles peuvent très bien se prendre en charge, améliorer leur quotidien, prendre soin de leurs familles et de la communauté. Grâce à ce projet, il y aura moins de vagabondage chez la jeune fille. Nous disons Merci à notre présidente nationale.

Claude Mpogué

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