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La Société

Ngaoundéré :  L’insécurité inquiète les autorités

L’assassinat d’un militaire dans la nuit du 8 au 9 juillet 2026, conjugué à une recrudescence des agressions visant les conducteurs de mototaxis, ravive les mesures sécuritaires dans la ville.

Face à cette montée de la criminalité, les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité renforcent leur dispositif pour tenter d’endiguer le phénomène. Le meurtre du caporal-chef Valère Mballa Ngono, en service à la Base aérienne 302 de Ngaoundéré, est considéré comme un acte de trop. Le militaire, âgé de 34 ans, a été retrouvé sans vie dans la nuit du 8 au 9 juillet 2026 au quartier Béka-Hosséré, dans le premier arrondissement de Ngaoundéré. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été violemment attaqué par un groupe d’individus qui lui ont porté huit coups de couteau, avant de prendre la fuite. Une enquête judiciaire a immédiatement été ouverte afin d’identifier les auteurs de ce crime et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Ce drame survient dans un contexte marqué par une série d’agressions violentes contre des conducteurs de mototaxis. Ces derniers mois, plusieurs d’entre eux ont été victimes d’embuscades, souvent en périphérie de la ville. Les assaillants s’emparent généralement de leurs motocyclettes, n’hésitant pas à tuer leurs victimes pour parvenir à leurs fins. Une situation qui alimente un profond sentiment d’insécurité aussi bien chez les professionnels du transport que parmi les habitants.

Face à cette recrudescence des actes de grand banditisme, le Gouverneur de la région de l’Adamaoua a prescrit un renforcement des mesures sécuritaires. Les forces de défense et de sécurité multiplient désormais les patrouilles nocturnes, les opérations de bouclage et les contrôles dans les zones considérées comme les plus sensibles. Les quartiers Bamyanga, Haut-Plateau, Béka-Hosséré, Baladji, Burkina et Sabongari figurent parmi les principaux secteurs placés sous surveillance renforcée.

Les autorités appellent également les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer étroitement avec les forces de sécurité. Elles les invitent à signaler sans délai tout comportement suspect ou toute présence inhabituelle dans leurs quartiers, estimant que la lutte contre l’insécurité nécessite une mobilisation collective.

En intensifiant les opérations de sécurisation et en misant sur la coopération des citoyens, les autorités espèrent rétablir un climat de confiance et préserver la quiétude dans la capitale régionale de l’Adamaoua. Toutefois, de nombreux habitants souhaitent que ces mesures s’inscrivent dans la durée afin de mettre un terme durable aux violences qui endeuillent régulièrement la ville.

Souleyman Baba

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