À l’approche de ces deux scrutins, les principales formationspolitiques intensifient leurs offensives dans le cadre d’une pré-campagne qui ne dit pas son nom.
Les élections sont prévues dans plusieurs mois, mais les premiers frémissements d’une concurrence politique qui s’annonce âpreen 2027 commencent à se faire ressentir. Dans les états-majorsdes différents partis politiques,la bataille pour le contrôle de l’opinion publiquepar médias interposés(classiques ou en ligne), fait rage. Entre les nombreuses activités de sensibilisation et de mobilisation des populations d’un côté, et de l’autre,de désinformation, de confusion, voire de diffamation…, chaque formation politique y va de sa stratégie, qu’elle soit malsaine ou pas. À cela, s’ajoutela mobilisation pour la réussite des inscriptions sur les listes électorales ou encore la collecte des fondspour le financement des candidatures, déjà lancée par certaines formations politiques.
De son côté, le Rdpcmet l’accent sur la mobilisation et un encadrement de qualité des populations à la base. Dans son communiqué du 2 juin dernier, Jean Nkuété, le secrétaire général du Comité centrals’est ainsi voulu clair : « la priorité de l’heure est l’intensification et la rationalisation de la mobilisation des effectifs sur le terrain en vue d’une préparation rigoureuse, solide et efficace des prochaines élections, conformément aux directives constantes du Président national. (…) Notre objectif demeure le renforcement des majorités détenues par le Rdpc à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux ». Une stratégie qui a déjà fait ses preuves par le passé. D’abord pendant la présidentielle de 2025 et ensuite, lorsdes élections régionales qui ont eu immédiatement eu lieu.
Léon Marie Evina
