Le directeur général de l’institution a présenté à travers une communication sur les mécanismes et avantages de l’intercommunalité, les bienfaits de ce principe.
Philippe Camille Akoa a rappelé que l’intercommunalité, l’inter-régionalité et les groupements mixtes sont désormais au centre de la politique de décentralisation au Cameroun, via un cadre constitutionnel fondé sur la solidarité. Pour le Feicom, l’intercommunalité ne se limite pas aux communes. Elle intègre aussi les Régions et les établissements publics. Le directeur général du Feicom a expliqué que cette institution fonctionne comme une grande mutuelle qui se traduit par plusieurs mécanismes. D’abord l’accès universel aux financements. En effet, pour corriger les inégalités, les communes à faible revenu bénéficient chaque année d’une dotation de 200 millions de francs CFA non remboursable.
Autre avantage, la contribution de solidarité sur les projets sociaux tels que les écoles, les centres de santé, l’adduction d’eau potable. « La commune apporte 15% et le Feicom 85% sous forme de subvention ». Philippe Camille Akoa a ajouté que « pour les hôtels de ville, la part de solidarité est de 65%. En réalité, ce sont toutes les Ctd du Cameroun qui cotisent pour en faire bénéficier une ».
L’intercommunalité prône donc une gouvernance équilibrée à travers le Comité des concours financiers qui veille à une répartition équitable des financements. Pour ce qui est des instruments de péréquation, le système met en place une réserve des 4% prélevée sur les revenus de chaque commune et qui alimente une caisse d’urgence. Autre source, les centimes additionnels communaux avec un prélèvement de 10% réparti entre les 374 communes. « Résultat : aucune commune ne reçoit aujourd’hui moins de 25 à 30 millions de francs, contre moins d’un million auparavant ».
L’intercommunalité se traduit aussi par le fait que la redevance forestière, longtemps réservée au Sud a été porté au gouvernement et aujourd’hui, toutes les communes du Cameroun en bénéficient. Philippe Camille Akoa a confié qu’en raison de la crise sécuritaire, le conseil d’administration a décidé l’annulation de la dette des communes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et une réduction de 10% de la dette des communes auprès des régions. En conclusion, résumé le directeur général a le Feicom à « l’image d’une tontine solidaire propre à nos coutumes où chacun cotise pour aider l’autre dans les moments heureux ou difficiles ».
Line Tanké Njiké

