Elles s’opposent à la décision du gouvernement de fermer certains mouvements évangélistes clandestins coupables de plusieurs dérives.
C’est à un bras de fer entre les pouvoirs publics et certaines églises et associations dites de réveil que l’on assiste en ce moment à travers la République. D’une part, les autorités administratives déterminées à faire respecter la loi et de l’autre, certaines églises qui jurent la main sur la …Bible qu’elles ne se laisseront pas faire. Et pourtant, certaines d’entre elles ont accepté la mesure administrative, tout en promettant pour la plupart, de respecter dorénavant les lois de la République régissant ce secteur ultra-sensible. Car il faut le dire : au Cameroun, seules 55 associations et mouvements évangéliques ont une existence légale ; le reste ne fonctionnant que grâce à la tolérance administrative.
Depuis la décision de la fermeture de 1400 d’entre-elles par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji le 8 juillet dernier en effet, c’est à une véritable guerre de tranchées que l’on assiste dans l’opinion. Si la majorité applaudit des deux mains et remercie d’ores et déjà le Minat pour cette décision courageuse ayant ramené un peu plus de tranquillité dans leurs lieux de résidence et de travail, certains leaders religieux encouragés par les champions de la défiance de l’autorité de l’Etat et passant, les institutions de la République, évoquent plutôt la persécution. Et chaque jour qui passe pousse davantage les uns à la surenchère et les pouvoirs publics, à la radicalisation.
Et pourtant, on pouvait faire l’économie de ce clash qui s’annonce ici et là, si tout le monde respectait la loi. En plus des nuisances sonores en effet, de nombreuses dérives ont été relevées dans ces lieux de culte. Dans la nuit du 26 au 27 juillet derniers à Yaoundé, une fillette de 11 ans a mortellement été poignardée par sa propre mère adepte d’une église de réveil. Des fidèles ont également été retrouvés enchaînés le lendemain dans une église sœur du même quartier à Nkolndongo. Des témoignages concordants font également état des pratiques mystico-magiques alaboutissat à des pertes en vies humaines et des orgies sexuelles en plein culte, sous prétexte de délivrances. Des actes et des pratiques que le gouvernement de la République ne pouvait indéfiniment tolérer.
Claude Mpogue

