Le pays est déterminé à atteindre le taux de 50% de transformation de sa fève pour une meilleure plus-value, conformément à son objectif de transformation structurelle de son économie.
De pays essentiellement exportateur de cacao, le Cameroun entend devenir un hub de semi transformation de ce produit de rente et même de producteur de chocolat haut de gamme. C’est ainsi que conformément aux instructions de la plus haute hiérarchie du pays, le gouvernement a fortement encouragé ces dernières années, l’installation de nouvelles entreprises de transformation de notre fève dans le pays. En plus de Sic Cacaos à Douala et Neo Industry basée à Kekem qui faisaient office de pionniers, d’autres entités se sont récemment installées avec de nouveaux broyeurs ou ont augmenté les capacités des usines déjà existantes.
C’est ainsi que pour la première fois, le pays a atteint le cap de 100 000 t de transformation locale lors de la campagne 2024-2025, avec 109 431 t broyées en pâte, beurre, tourteaux et même chocolat fini. Loin de se satisfaire de cette prouesse atteinte par les industries et la transformation artisanale, le gouvernement qui sait que la transformation locale rend le secteur plus compétitif avec à la clé, plus de ressources pour les producteurs et tous les autres maillons de la chaine, entend maintenir le cap.
C’est dans cette perspective que la mise en production prochaine de « Chocolat Rouge » à Obala est applaudie des deux mains par les pouvoirs publics. Eux qui ont déjà accompagné l’installation d’Atlantic Cocoa à Kribi avec une capacité de broyage de 48 000 t par an, Africa Processing à Mbankomo et le 28 novembre dernier à Ngolambele près de Dimako, dans la région de l’Est, avec une capacité de transformation de 24 000 t.
Mises ensemble, toutes ces initiatives et l’essor de la transformation artisanale permettront à n’en point douter, au Cameroun d’atteindre son objectif qui reste et demeure de transformer localement 50% de sa production de cacao. Raison pour laquelle les ministres Mbarga Atangana et Gabriel Mbairobe ne ratent aucune occasion d’encourager les producteurs à produire un cacao de qualité respectant toutes les étapes essentielles, la bonne fermentation et le séchage approprié de la fève, notamment.
Claude Mpogué

