Une semaine après le lancement des festivités marquant le 25ème anniversaire de l’Institut national de la statistique (Ins), les orientations issues des travaux de Yaoundé dessinent les contours d’un système statistique plus performant, au service du développement.
La célébration, mercredi dernier à Yaoundé, du quart de siècle de l’Institut national de la statistique (Ins) aura été bien plus qu’un moment protocolaire. À travers la présence du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, représentant personnel du président de la République Paul Biya, c’est la place stratégique de la statistique dans la conduite des politiques publiques qui a été réaffirmée.
Fort d’un héritage de plus de 75 ans, l’Ins s’est imposé comme le socle de l’information économique nationale, à travers la production des grandes enquêtes et des comptes nationaux. Un rôle que son directeur général, Joseph Tedou, a mis en relief lors du colloque international organisé en marge de la célébration.
Mais au-delà du bilan, les travaux ont permis de dégager des orientations claires : améliorer la qualité et l’accessibilité des données, accélérer leur diffusion selon les standards internationaux à l’horizon 2030, et étendre les mécanismes d’assurance qualité à l’ensemble du territoire. L’enjeu est de disposer d’une information fiable, disponible en temps réel, capable d’éclairer l’action publique dans un contexte marqué par des crises successives.
Dans cette dynamique, la transformation numérique s’impose comme un levier majeur. L’Ins est appelé à intégrer pleinement les technologies de pointe, tout en renforçant les compétences en science des données et en consolidant les partenariats avec le secteur privé. Parallèlement, la mobilisation de financements durables et l’investissement dans des infrastructures modernes apparaissent comme des conditions essentielles pour garantir une production statistique de qualité.
En filigrane, une conviction forte se dégage : la crédibilité de l’État repose sur la qualité de ses statistiques. C’est à ce prix que le Cameroun pourra affiner le pilotage de ses politiques publiques et consolider sa trajectoire vers l’émergence à l’horizon 2035.
Simon PAGBE

