Le Néerlandais a conservé son titre mondial le 23 juin dernier à Yaoundé, lors de cette compétition historique, marquée par l’éclat africain et une organisation camerounaise sans faille.
Sous les projecteurs du Palais polyvalent des sports de Yaoundé, le rideau est tombé le 23 juin dernier sur l’édition 2025 du championnat du monde de jeu de dames, un événement qui a transformé la capitale camerounaise en épicentre planétaire de la stratégie sur damier. Devant un public conquis et en présence du ministre des Sports, et de l’Education physique le Pr Narcisse Mouelle Kombi, le Néerlandais Jan Groenendijk a confirmé son hégémonie en conservant son titre mondial, au terme de trois semaines de duels acharnés entre les 40 meilleurs joueurs venus de 16 pays.
Mais si l’or est resté européen, l’Afrique n’a pas démérité. L’Ivoirien Joël N’cho, véritable révélation du tournoi, s’est hissé à une brillante cinquième place mondiale, devenant ainsi le meilleur représentant du continent. Côté camerounais, la fierté nationale s’est cristallisée autour du maître national Landry Nga, qui a décroché la médaille d’argent dans les parties ultra rapides, une performance saluée comme la meilleure du pays dans cette compétition.
Organisé pour la première fois en Afrique centrale, ce championnat a été un modèle d’innovation avec un format de jeu resserré à 1h30 par partie, favorisant le spectacle et la tension stratégique. La Fédération camerounaise de jeu de dames, dirigée par Claude Ngon-Ngon, a su relever le défi logistique et médiatique, offrant à Yaoundé une vitrine internationale inédite.
Charles Ebode
