Grâce à une démarche participative et solidaire, la sous-section Rdpc Monatélé centre urbain 3 a mis en place cette culture, afin d’offrir à ces derniers de réelles perspectives économiques.
Sur une superficie d’un hectare et demi, les plants de tomate s’alignent à perte de vue dans un champ verdoyant niché à la périphérie de Monatélé. Ce projet agricole, fruit d’un engagement fort de la sous-section Rdpc Monatélé centre urbain 3, illustre une volonté claire : transformer l’engagement politique en opportunités économiques concrètes pour les militants.
Financé intégralement par le bureau de cet organe de base, ce champ est le quatrième du genre mis sur pied depuis 2021, année à laquelle l’actuelle équipe dirigeante a été portée à la tête de cette sous-section, à la suite du renouvellement des bureaux des organes de base du parti.
Il s’inscrit dans une stratégie bien pensée d’autonomisation des militants à travers des activités génératrices de revenus. « L’objectif n’est pas seulement de cultiver la terre, mais de cultiver aussi l’espoir et l’indépendance financière », a expliqué Roger Mosel Mole, président la sous-section Rdpc Monatele centre urbain 3. En effet, les retombées des précédentes campagnes agricoles ont déjà permis de financer l’ouverture de plus de huit boutiques, l’achat de 10 motocyclettes pour des jeunes, et surtout la formation qualifiante de 15 jeunes dans les domaines de la mécanique, de la menuiserie métallique et de la soudure électrique.
Le modèle adopté repose sur une gestion communautaire et participative : les militants investissent leur temps, leur énergie et leurs idées, tandis que les revenus sont redistribués selon des critères transparents pour financer de nouveaux projets ou accompagner les plus dynamiques. Une sorte de « coopérative politique » qui, au-delà de la rhétorique partisane, produit de réels impacts sur le terrain. Cette approche novatrice rompt avec les pratiques classiques des partis politiques souvent limités à la mobilisation électorale. À Monatélé, la sous-section Rdpc centre urbain 3 veut être perçue comme un levier de développement local, en phase avec les aspirations des jeunes et des femmes à une vie meilleure.
Dans une époque où les discours peinent à convaincre, les tomates de Monatélé parlent d’elles-mêmes : elles nourrissent, forment et transforment les militants en véritables acteurs de leur avenir.
Charles Ebode
