Le ministre du Commerce s’en est assuré au cours d’une mission du suivi permanent de l’offre nationale, effectuée les 11 et 12 juin derniers dans la capitale économique.
La mission qui a débuté mercredi 11 juin 2025 par la visite de six entreprises spécialisées dans l’agro-industrie, a permis de se rendre compte du dynamisme de ce secteur. Ce qui a poussé Luc Magloire Mbarga Atangana à se déclarer satisfait de l’activité et de la disponibilité des produits pouvant couvrir la demande nationale jusqu’en fin d’année et surtout pendant la période sensible des fêtes de fin d’année. « Nous constatons que les stocks sont au niveau requis pour répondre aux besoins de nos compatriotes à court et à moyen termes », a-t-il déclaré.
Cette importante mission d’évaluation de la disponibilité de l’offre en produits de grande consommation dans plusieurs entreprises de la capitale économique a également eu le mérite non seulement de tordre le cou à certaines rumeurs alarmantes, mais également de mettre les opérateurs face à leurs responsabilités. Car les pouvoirs publics qui ont consenti d’énormes efforts pour que l’approvisionnement du marché soit assuré en dépit des difficulté nées de la survenue du Covid-19 et du conflit russo-ukrainien. Cette tournée, qui s’inscrit dans le cadre du suivi permanent de l’offre nationale, permet au ministre du Commerce de s’assurer de la parfaite adéquation entre l’offre et la demande sur le marché intérieur.
Au cours de ce périple, le ministre du Commerce a invité ces entreprises citoyennes à prendre davantage une part active aux différentes opérations de ventes promotionnelles des produits de grande consommation régulièrement organisées par son département ministériel et ses partenaires. Ces entreprises sont également appelées à développer une vision plus large du commerce extérieur dans le but de tirer grandement avantage de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui permet aux industries de vendre librement leurs produits dans toute l’Afrique ; un marché de 1,2 milliard de consommateurs.
L’autre grande satisfaction de la délégation ministérielle est le passage auprès des entreprises du secteur de la métallurgie-sidérurgie. Une bonne illustration de la réussite de la politique nationale d’import-substitution et de la valorisation du « Made in Cameroon », où la société Prometal, le n°1 de la filière, et la société Acero Metal Sarl, l’un des nouveaux nés dans le secteur, font la fierté du Cameroun, car elles ont permis de constater qu’il n’y a plus de fer à béton importé sur le marché camerounais. Bien plus, l’excédent de la production nationale est exporté à l’étranger.
A chaque étape, Le ministre du Commerce a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir chaque filière. Le membre du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une plus grande solidarité entre les acteurs de chaque filière, particulièrement dans le contexte de la libéralisation de l’économie et de l’ouverture à la Zlecaf, qui nécessite que les produits issus des manufactures camerounaises soient hautement compétitifs pour rivaliser avec tous les autres.

« Nous souhaitons que la lutte contre les huiles non conformes s’intensifie »
Le ministre du Commerce qui est un homme de terrain, nous a promis de venir faire l’état des lieux comme c’est un homme de parole, il a touché la réalité du doigt ; il a vu que le consommateur continuera à avoir ses huiles végétales et son savon de ménage en qualité, en quantité et surtout à bon prix. Sur la question sanitaire, il a constaté lui-même que les huiles sont bien embouteillées dans différents conditionnements, selon les règles de l’art, et il nous a félicités. Nous nous réjouissons également de sa décision d’intensifier la lutte contre les huiles non traçables qui viennent dans des bidons et sont vendues en détail sans que personne n’en maîtrise vraiment l’origine. Ceci crée une concurrence déloyale en mettant en difficulté les entreprises citoyennes qui créent des emplois, raffinent le produit et paient des impôts.
Claude Mpogué
