Sous la présidence de Paul Biya, le système éducatif camerounais a franchi un cap important vers la modernité, soutenu par des réformes ambitieuses et un investissement continu dans les infrastructures éducatives.
Au Cameroun ces dernières années, le secteur de l’éducation a connu des avancées significatives notamment en termes d’accès, de qualité et de diversification de l’offre éducative. Et ce, malgré des défis persistants. Au plus fort des multiples crises internationales, alors que de nombreux pays africains durcissaient les conditions d’accès au savoir au point d’asphyxier les parents, le président Paul Biya a rendu l’accès à l’école primaire gratuite. Une décision courageuse, fort appréciée aussi bien par la communauté nationale, qu’internationale. D’où les félicitations de l’Unesco. Cette mesure venant accompagner une autre qui a consisté à démocratiser l’école par la multiplication, la création et la construction des dizaines de milliers d’écoles à travers les dix régions du Cameroun.
En termes d’accès à l’éducation, le taux de scolarisation a augmenté de manière constante au cours des dernières années. En 2023, le taux net de scolarisation primaire était de 90 %, contre seulement 60 % en 2000. Cette augmentation est due à plusieurs facteurs, notamment à l’augmentation des investissements publics dans l’éducation, à la construction de nouvelles écoles et à la sensibilisation des parents à l’importance de l’éducation. En outre, les autorités camerounaises ont pris des mesures pour améliorer la qualité de l’éducation. Elles ont notamment mis en place de nouveaux programmes scolaires, formé les enseignants et construit de nouvelles infrastructures scolaires. Ces mesures ont permis d’améliorer les résultats des élèves aux tests de performance. Quant à la diversification de l’offre éducative, le gouvernement camerounais s’est engagé à diversifier l’offre éducative pour répondre aux besoins de tous les élèves. Il a notamment mis en place des programmes d’éducation alternative pour les enfants en situation de handicap ou en milieu rural.
Toutefois, bien que la qualité de l’éducation dans les zones rurales soit encore insuffisante, le Cameroun continue d’investir dans l’éducation pour garantir que tous les citoyens aient accès à une éducation de qualité.
L’enseignement secondaire plus performant
L’enseignement secondaire a pour sa part, connu des avancées significatives, notamment avec le développement du bilinguisme et la diversification de l’offre de formation technique et professionnelle. En effet, le Cameroun a mis en place un système éducatif bilingue, permettant aux élèves d’étudier en français et en anglais et d’obtenir des diplômes équivalents, ce qui est une avancée majeure pour l’unité nationale et l’ouverture sur le monde. De plus en plus, le gouvernement réforme les programmes scolaires du second cycle de l’enseignement secondaire général pour une spécialisation accentuée des élèves.

En effet, s’il y a une autre professionnalisation à reconnaitre sous le Renouveau, c’est sans doute l’instauration de l’enseignement technique dès le secondaire. En effet, il est désormais possible pour chaque élève après obtention de son Certificat d’études primaires (Cep), de poursuivre ses études dans un établissement technique où il sera déjà formé au métier de ses rêves. Jadis le parent pauvre, l’enseignement technique apparait aujourd’hui comme celui vers lequel l’on se tourne le plus, du fait des ouvertures qu’il offre. D’où l’option de la professionnalisation des enseignements dans le secondaire.
Outre la modernisation des infrastructures, le gouvernement camerounais investit massivement dans la formation et le recrutement d’enseignants qualifiés. Cette mesure vise à garantir un enseignement de qualité et à renforcer les compétences pédagogiques des éducateurs. Des programmes de formation continue sont mis en place pour permettre aux enseignants d’actualiser leurs connaissances et d’adopter des méthodes d’enseignement innovantes.
Le Cameroun a connu un boom significatif dans l’offre d’infrastructures scolaires au cours des dernières années. Entre 2011 et 2017, l’offre dans l’éducation s’est largement enrichie avec le nombre d’établissements créés dans tous les secteurs. Dans le primaire, on comptait 18 596 écoles en 2017 contre 14 712 en 2011. Et dans le secondaire, on comptait 34 391 établissements publics et privés en 2012 contre 38 060 en 2014. Les infrastructures scolaires n’ont pas été en reste. Depuis cette enquête, les chiffres se sont étoffés avec la création de nombreux lycées et collèges. Ces investissements sont essentiels pour garantir un système éducatif de qualité et pour répondre aux besoins éducatifs croissants de la population camerounaise. Ces efforts ont été soutenus par des initiatives gouvernementales et des financements internationaux, tels que l’apport de l’Unesco pour améliorer les infrastructures scolaires et renforcer la formation des enseignants.
Enseignement supérieur : Le grand bond du savoir !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Président Paul Biya a opéré une révolution copernicienne au niveau de l’enseignement supérieur. Lorsque le Président accède à la magistrature suprême en 1982, le Cameroun ne compte qu’une seule université d’Etat : Yaoundé. Puis le 19 janvier 1993, il en crée six autres. Aujourd’hui, le pays en compte 11. Par ordre alphabétique : Bamenda, créée le 14 novembre 2010, Bertoua le 5 janvier 2022, Buéa le 26 juillet 1962, Ebolowa le 5 janvier 2022, Douala le 19 janvier 1993, Dschang le 19 janvier 1993, Garoua le 5 janvier 2022, Maroua le 9 août 2008, Ngaoundéré le 13 avril 1992, Yaoundé I le 19 janvier 1993 et Yaoundé II le 19 janvier 1993. Ainsi, par la volonté souveraine d’un homme d’Etat visionnaire, chaque région est désormais dotée d’au moins une université d’Etat (celle du Centre en compte deux). Cette plus-value valide le concept stratégique d’équité territoriale dans la méritocratie scientifique et l’accès à l’économie du savoir pour le plus grand nombre de postulants, dans les dix régions. Ce boom en cours dans les universités s’est réalisé grâce au Programme d’appui à la composante technologique et professionnelle de l’enseignement supérieur (Pro-actp) et au programme Agir (Activités génératrices des initiatives rentables dans l’enseignement supérieur, pour un montant de plus de 200 milliards de Fcfa.

Bien plus, la bonne santé de l’université camerounaise, a réussi de convaincre les institutions internationales. Le pays abrite à ce jour le siège continental de l’université panafricaine créée par l’Union africaine, sans oublier l’université inter-Etats Congo-Cameroun à Sangmelima. L’université camerounaise a opéré une autre mutation fondamentale ; la professionnalisation, différente du savoir-savant, théorique et fondamental qu’elle dispensait, négligeant quelque peu le savoir pratique, encore appelé l’acquisition des connaissances. Grâce au Président Paul Biya, l’université camerounaise fonctionne en système bimodal, avec comme corollaire l’employabilité des diplômés. Avec un accent particulier mis sur l’université-entreprise et le statut de l’étudiant-entrepreneur. L’université ayant désormais la faculté juridique pour la création d’entreprises décentes, sécurisées légales. Sans compter la digitalisation numérique, avec la création et la construction des centres régionaux du développement numérique universitaire et un centre national de coordination.
Grâce à l’efficacité et à l’efficiente du système camerounais de l’enseignement supérieur, l’université du Cameroun et les institutions académiques internationales qui lui sont rattachées brillent avec pétulance au firmament de la science, de la compétence et de l’enseignement, la recherche, l’appui au développement, acquièrent, de manière exponentielle, leurs lettres de noblesse. La plupart des universités occupent des rangs honorables dans les classements mondiaux. Bon nombre d’enseignants remportent des prix prestigieux à travers le monde. D’autres font leur entrée étincelante dans les académies les plus réputées à travers les cercles très sélectifs du savoir.
Formation professionnelle : Le Cameroun à la pointe
Avec ses Cfpe, Cfm et Sar/Sm, le pays de Paul Biya dispose de l’une des meilleures offres en termes de structures de formation professionnelle.
En novembre 2024, le Centre de formation aux Métiers (Cfm) de Nanga-Eboko, dans le département de la Haute-Sanaga, région du Centre, a accueilli ses premiers apprenants. Ils devraient en effet être un effectif total de 2010, répartis dans neuf (09) filières : la couture, la maçonnerie, la fabrication mécanique, la mécanique automobile, la soudure-chaudronnerie, la réparation des machines agricoles, la plomberie-tuyauterie, la menuiserie–ébénisterie et le secrétariat bureautique.

Cette structure publique de formation professionnelle est un joyau architectural bâti sur 3000 m2. Sa construction et son équipement complet ont coûté environ 3 279 785 000 francs CFA. Elle va améliorer une offre publique déjà assez diversifiée, et qui fait du Cameroun le pays le mieux équipé en la matière en Afrique au sud du Sahara.
En effet, et même si les besoins persistent, le Cameroun est déjà assez avancé dans le domaine de la formation professionnelle rapide, c’est-à-dire celle dont la durée maximale n’excède pas 12 mois. Dans sa stratégie de lutte contre le chômage et le sous-emploi d’une part, et le souci de mettre à la disposition de l’économie les ressources humaines les mieux qualifiées d’autre part, l’Etat ne cesse d’investir dans la construction et l’équipement des structures publiques de formation. Depuis 2017, le Cameroun dispose ainsi de trois centres de formation professionnelle d’excellence (Cfpe), qui mettent sur le marché de l’emploi, plus d’un millier de techniciens supérieurs dans 14 métiers identifiés, au rang desquels la transformation du bois, la mécanique, l’industrie de l’habillement, l’électricité et l’électronique, l’informatique et le multimédia, l’hôtellerie, le machinisme agricole, l’électronique. Les Cfpe existent dans les villes de Douala, Limbe et Sangmélima. On y accède sur concours, avec le baccalauréat. La construction et l’équipement de ces centres ont coûté 24 milliards Fcfa.
Les Cfm quant à eux sont des structures médianes. Ils existent ou sont en construction à Maroua, Ebebda, Bandjoun, Nkongsamba et Ndop, au-delà de celui de Nanga Eboko. Comme les Cfpe, les Cfm offrent à la fois des formations initiales et des formations continues dans leurs domaines respectifs, en fonction du public cible. Ils peuvent de ce fait accueillir des jeunes en quête d’une qualification, tout comme ils peuvent permettre le renforcement des capacités des professionnels déjà en activité ou en voie de reconversion. Leurs apprenants sont également sélectionnés au terme d’un concours en dehors des bourses offertes par le gouvernement, parmi les candidats titulaires du Bepc ou du Cap. Ils sortent nantis d’un diplôme de qualification professionnelle (Dqp).
Les Sections artisanales rurales et les Sections ménagères (Sar/Sm) sont les structures de base. Elles ont une vocation essentiellement rurale. Leur cible est constituée d’apprenants titulaires du Cep qui, au terme de leur formation, obtiennent le Certificat de qualification professionnelle (Cqp). Des études sont en cours pour la transformation des Sar/Sm en Cfm, dans l’optique d’améliorer leur niveau d’équipement et relever la qualité de leur formation.
Muriel Zang / William Monayong
