Deux jours après le scrutin du 12 octobre 2025, on s’affaire à suivre la continuité du processus électoral avec sérénité et précision.
Le travail a repris son cours normal au secrétariat général du Comité central. En ce matin du mardi 14 octobre 2025, serait-on tenté de dire. En effet, ce calme apparent caractérise généralement l’ambiance des lendemains d’un rendez-vous comme celui du 12 octobre. En réalité, il induirait en erreur le citoyen lamnda qui passe devant le siège, sis quartier du lac à Yaoundé et qui y jette un coup d’œil. L’ambiance n’est pas bruyante. Seul le parc automobile signale une forte présence humaine. C’est d’ailleurs le sentiment de départ qui anime l’équipe de reportage d’une chaine de télévision privée venue glaner quelques informations. Or, le feu couve sous la cendre. Sous la coordination du Vice-premier ministre, secrétaire général du Comité central du Rdpc, président de la Commission nationale de campagne du candidat Paul Biya, Jean Nkuété, arrivé ici plus tôt que d’habitude, une vingtaine de membres de la sous- commission du Contentieux et de décompte électoral est au four et au moulin dans la grande salle de réunion. Les yeux rivés sur les écrans de leurs ordinateurs portables, à la collecte des éléments post-vote, en provenance des commissions communales de campagne, qui s’enregistrent ici à un rythme effréné. Les coups de fils ne cessent d’être passés et reçus. Dans un ordre angélique. Le président de ladite sous-commission, le ministre Grégoire Owona est en échanges rompus avec l’équipe de la télévision. « (…), deux jours après le vote, vous imaginez nous, (le Rdpc), qui avons toute la logistique, nous ne parvenons pas encore à avoir tous les procès-verbaux. Juste parce que les gens qui sont au fin fond des bureaux de vote dans les villages de Yokadouma, c’st un exemple, où le téléphone ne passe pas, ils sont obligés de se déplacer vers les centres urbains pour transmettre leurs informations (…) ». Le secrétaire général adjoint du Comité central du Rdpc, répondait ainsi aux journalistes par rapport aux candidats de l’opposition qui disent être en possession de tous les résultats, lesquels les donneraient vainqueurs de ce scrutin présidentiel.
Dans la salle de rédaction du journal L’Action, transformée pour l’occasion en siège de la sous-commission Communication, c’est jour de bouclage de l’édition du mercredi. Comme bien avant le début de la campagne électorale, la production de ce support est passée tri-hebdo. L’équipe du journal L’Action est au four et au moulin. Il faut relayer les moindres détails de ce qui se passe sur le terrain, en rapport avec l’élection présidentielle. La cellule cybernétique, pan indispensable de cette élection, fait du « minute by minute ». Ses publications vont de l’information réelle aux contre-attaques, en passant par les contre-pieds des adeptes du dénigrement et de la manipulation des esprits sur la toile. Du costaud répondant qui rétablit l’équilibre des faits. Dans les bureaux, les secrétaires ont renoué naturellement avec les dossiers et affaires courantes. Le secrétariat technique, lui, a rendez-vous vers la fin de journée, comme tous les jours depuis le début de la campagne. Il prendra la mesure des derniers éléments du terrain et s’ajustera. Ainsi se porte le pouls du siège du Rdpc. En attendant le D-day.
William Monayong
