Site Web Officiel du Journal L'Action
La Politique

Fauteurs de troubles : Visas pour « le pays de si je savais » ?

Des informations relayées par les réseaux sociaux font état de manœuvres inquiétantes projetées en marge de la proclamation prochaine des résultats du scrutin. Ce qui provoquerait inéluctablement une réaction des pouvoirs publics.

Alors que le peuple camerounais attend dans le calme et la maturité politique les résultats officiels de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, des signaux alarmants émergent, suggérant que certains acteurs malintentionnés s’activent en coulisse pour semer le chaos. Des faits récents, observés et documentés, laissent penser que des stratégies concertées sont en cours, pour troubler l’ordre public, affaiblir les institutions et compromettre la stabilité.

La commission nationale de recensement des votes, organe légalement chargé de la consolidation des résultats, poursuit sereinement ses travaux conformément aux dispositions de la loi électorale. Toutefois, des signes de défiance inquiétants ont été enregistrés. Des représentants de certains partis politiques ont quitté la salle des travaux, dans une tentative évidente de délégitimer un processus pourtant conduit de manière transparente, sous l’œil attentif des observateurs nationaux et internationaux.

Mais plus grave encore, des messages audios circulent sur les réseaux sociaux, appelant à la désobéissance civile et à des actions violentes. Ces enregistrements, parfois anonymes, évoquent des plans visant à prendre d’assaut les antennes régionales d’Elecam, les sous-préfectures, voire à paralyser les activités dans plusieurs grandes villes du pays. Ces appels à la sédition, orchestrés de manière coordonnée, ne peuvent rester sans réponse.

La mise en garde du ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji était pourtant claire : les auteurs, complices, instigateurs ou exécutants de ces manœuvres seront tenus pleinement responsables de tout trouble à l’ordre public qui surviendrait de leur fait. La République du Cameroun, Etat de droit souverain, dispose des moyens juridiques et sécuritaires pour garantir la paix et protéger ses institutions. « Toute tentative de déstabilisation, quel qu’en soit le prétexte, sera fermement réprimée conformément à la loi » ; a confirmé une source sécuritaire.

« Les citoyens sont appelés à faire preuve de vigilance et de responsabilité. Aucune revendication politique, aussi légitime soit-elle, ne saurait justifier la violence, le vandalisme ou l’intimidation. Le respect des institutions républicaines, la patience dans l’attente des résultats et la confiance dans les mécanismes constitutionnels doivent primer », a-t-elle poursuivi.

En outre, il revient également aux leaders politiques à tous les niveaux, d’assumer leur rôle d’éducateurs et de pacificateurs. Car l’histoire jugera sévèrement ceux qui auront choisi la voie de la division et du chaos. L’heure n’est pas aux calculs dangereux ni à l’instrumentalisation des foules, mais au respect du verdict des urnes et à la consolidation de la démocratie. Surtout garder présent à l’esprit cette sortie du Minat : « Après les élections, c’est la paix. Ceux qui veulent contester les résultats dans la rue se retrouveront au pays de « Si je savais ». »

Il est clair que le Cameroun ne cédera ni au chantage ni à la provocation. Quiconque tentera de plonger le pays dans l’instabilité répondra de ses actes devant la justice, avait prévenu le Minat. Car si l’expression démocratique est un droit, la paix, elle, est un bien commun non négociable.

Serge Williams Fotso

Articles liés