Lors de la 2ème étape de sa tournée dans le cadre de cette campagne pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain, le secrétaire général du Comité central a dit ne pas douter du choix des « westerns » à voter pour le Président Paul Biya.
A Bafoussam, le cortège du coordonnateur national de campagne et président de la commission nationale de campagne du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) croise la route des partisans du candidat d’un parti lilliputien dont le chantier de construction de l’unique mairie qu’il dirige au Cameroun, situé dans le département du Haut-Nkam, n’a jamais pu s’achever. Cette image à elle seule illustre le rapport de force entre le géant Rdpc le parti de Paul Biya qui dirige 316 des 360 communes du Cameroun et ces nains partis politiques qui essayent tant bien que mal d’exister.
Ce rapport de force, les militants, sympathisants, amis et partis alliés du Rdpc l’ont démontré de fort belle manière le 6 octobre dernier à la maison du Parti de Bafoussam, chauffée à blanc. Pour tout dire, à Bafoussam le Rdpc était en démonstration de force de « Grandeur et Espérance ». En effet, le secrétariat général du Comité central du Rdpc a fait escale à Bafoussam pour son deuxième grand meeting populaire après celui tout aussi courudans le cadre de la campagne électorale en cours. Jean Nkuété, entouré des autorités politiques, administratives et traditionnelles — notamment le Sultan roi des Bamoun — a mobilisé les foules dans la maison du parti, aux côtés des alliés formant les groupes C21 et G20, dont l’Upc et le Paddec de Jean De Dieu Momo.
Dès l’entame, le sénateur Sylvestre Ngouchinghe, président de la commission départementale de campagne Rdpc de la Mifi, a souhaité la bienvenue à la délégation. Pour lui, « le candidat du Rdpc ; Paul Biya reste le seul bon choix, le choix de la raison, le choix de l’avenir ». Il pense de ce fait que, la tonalité était donnée : l’unité, la sagesse et la continuité doivent guider les suffrages.
Dans une ambiance magnifiée par les chants et les danses locales, Jules François Famawa a pris la parole pour souligner son engagement matériel : l’offre de bus aux universités d’État, geste symbolique visant à rapprocher le développement de la jeunesse. Son discours a été accueilli par des applaudissements nourris, en témoignage de reconnaissance et d’espoir.
Puis vint le moment du bilan régional, porté par Komidor Njimoluh, président de la commission régionale de campagne de l’Ouest. Dans sa présentation du déploiement des équipes de campagne des huit départements que compte la région (Bamboutos, Haut-Nkam, Hauts-Plateaux, Koung-Khi, Ménoua, Mifi, Ndé et Noun) à mi-parcours, il a affirmé sans détour que « l’Ouest atteste que le choix de la raison, c’est Paul Biya, car le commerce et la paix vont de pair ». Il a surtout insisté sur la promesse d’une paix durable sur cette terre jadis agitée. Lorsque le secrétaire général du Comité central, Jean Nkuété prend la parole dans une salle hystérique, l’ambiance est à son comble. Dans un discours à la fois solennel et mobilisateur, le coordonnateur national de la campagne du Président Paul Biya a réaffirmé le slogan « Grandeur et Espérance », comme le fil rouge de la campagne, appelant les militants à se mobiliser avec discipline, conviction et ferveur jusqu’au soir du 12 octobre. « S’il y a des localités auxquelles je peux faire confiance sans hésiter en ce moment particulier de l’histoire de notre pays, c’est bien évidemment la région de l’Ouest (…) et son attachement aux institutions de la République et au Renouveau ainsi qu’à celui qui les incarne si bien et avec bonheur, Son Excellence Paul Biya », a déclaré le président de la commission nationale de campagne. La cérémonie, rythmée par des intermèdes musicaux et la participation vibrante des ressortissants de l’Est, a vu les participants renouveler leur engagement auprès du candidat du Rdpc. Ce meeting à Bafoussam marque une étape déterminante dans la mobilisation populaire, fusionnant la tradition et la modernité, pour porter avec force un message d’unité, de progrès et de confiance.
Serge Williams Fotso, envoye special
