À l’heure où le Mbam-et-Kim devient le premier producteur de cacao du Cameroun, son représentant à l’Assemblée nationale transforme ce potentiel en véritable stratégie de développement pour sa circonscription, alignée sur la politique agricole nationale.
Dans un département où la terre généreuse offre des rendements exceptionnels, Moustapha Saya incarne cette nouvelle génération de parlementaires qui ne se contentent pas de légiférer, mais agissent concrètement sur le terrain. Ce député de 44 ans, né à Nanga-Eboko et élu sous la bannière du Rdpc, a fait de l’agro-industrie son cheval de bataille, convaincu qu’elle représente le véritable levier de transformation socio-économique pour le Mbam-et-Kim. « La vision du président Biya de faire du Cameroun le grenier de l’Afrique centrale doit se matérialiser ici, dans nos plantations et nos futures usines de transformation », a-t-il confié lors d’une tournée parlementaire en décembre 2024. Cette conviction, il tient à la matérialiser. Entre 2020 et 2025, le secrétaire du bureau de l’Assemblée nationale a orchestré la distribution massive d’équipements agricoles : plus de 540 semoirs mécaniques, 500 pulvérisateurs et 300 houes modernes aux producteurs locaux, particulièrement aux associations féminines qui constituent l’épine dorsale de l’agriculture locale.
Le parlementaire a également multiplié des initiatives de renforcement des capacités. « Son approche est pragmatique », a témoigné Larry Nnomo, promoteur du média « Libre opinion ». « Il ne se contente pas de distribuer du matériel, il structure les filières ». La preuve : la création de coopératives comme Codemk et Comidan, aujourd’hui modèles d’organisation paysanne dans la région.
L’innovation dans sa stratégie réside dans sa dimension internationale. En novembre 2022, sa mission en Argentine a débouché sur des partenariats concrets dans la production de semences améliorées, la culture d’avocats et la céréaliculture. De même, son voyage à Dubaï visait à promouvoir le cacao premium du Mbam-et-Kim sur les marchés internationaux. « Notre cacao mérite d’être valorisé à sa juste valeur », a-t-il indiqué.
Pour 2025-2030, l’honorable Saya ambitionne la création d’une zone agro-industrielle complète dans le département. Ce projet, déjà évoqué dans ses questions au gouvernement sous forme de zone économique spéciale, vise à attirer des investissements pour transformer localement les productions et créer une chaîne de valeur complète.
Les résultats commencent à se faire sentir. À Yoko, 16 apprenants du Centre de production et de formation ont bénéficié de bourses en septembre 2025. Dans les cinq arrondissements du département, les coopératives agricoles voient leurs revenus augmenter grâce à une meilleure organisation et des techniques culturales améliorées.
Comme le soulignait feu l’honorable Julienne Ndjawou Mbessy, sa suppléante : « son engagement pour faire du Mbam-et-Kim un pôle de développement agricole n’est pas qu’un slogan électoral, c’est une réalité vécue par nos populations ». Une réalité qui, pas à pas, transforme ce département du Centre en modèle de développement agro-industriel, fidèle à la vision présidentielle d’un Cameroun émergent à l’horizon 2035.
Charles Ebode
