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La Société

Culture de la banane-plantain : Ce qu’il faut savoir !

Dans le but de capaciter les jeunes producteurs, afin que ces derniers obtiennent de sbon rendement dans leurs projets, le groupe des « agriculteurs du 237 » a récemment expliqué aux potentiels producteurs les mécanismes de la filière.

L’objectif de  ces experts agricoles est de donner aux jeunes la clé pour réussir cette culture de plus en plus pratiquée dans les localités camerounaise. Pour Juego, le premier principe qui caractérise une plantation de bananier est sa densité. « C’est l’élément qui permet d’optimiser les rendements », a-t-il relevé. A cet effet, deux options s’offrent au planteur : les hautes densités et les densités standards. Pour chacune de ces options, le spécialiste précise que tout passe par le calcul dont la formule est définie au préalable.  La densité est égale à l’espacement entre les plants multiplié par l’espacement entre les rangées.

Pour un hectare de bananeraie qui correspond à 10000m2 par exemple, le système traditionnel propose 3m x3m, soit 1111 plants sur un hectare, par contre le système intensif propose 2,5m x 2,5m, soit 1600 pieds par hectare et aujourd’hui, le système de haute densité  propose 2m x 2m,  ce qui équivaut à 2500 pieds à l’hectare. Et pour chacune de ces options, le choix ne se fait pas au hasard.  La haute densité par exemple donne la possibilité d’avoir plus de plants par unité par surface. Ce qui équivaut à un rendement élevé en cas d’optimisation, mais la compétition est accrue pour l’eau et les nutriments, il nécessite donc des sols riches en matière organique et un suivi rigoureux.

Pour le système de faible densité, le développement des bananiers est optimal, mais moins de plants par unité de surface et par conséquent influence sur la rentabilité économique et financière de l’exploitation du producteur. Cependant, ce système est favorable à l’association des cultures vivrières. Chacun de ces systèmes présente donc des avantages, mais aussi des inconvénients. Voilà pourquoi il est important de pouvoir choisir la bonne densité, ce qui passe naturellement par une étude  évaluative de la surface à cultiver avant de décider de la densité à pratiquer. Il faut également définir les objectifs de production, s’informer régulièrement sur les pratiques culturales, se faire accompagner par des professionnels au besoin. « Pour les débutants, il est conseillé de pratiquer des densités faibles », a conseillé l’expert.

Line Tanké Njiké

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